‹ Recueil d'opérasChapitre 289 sur 1141 · LE CHOEUR DE VILLAGEOIS · texte numérisé non relu

LE CHOEUR DE VILLAGEOIS

Allons , allons , jeunes fillettes , Les tambourins et les muselles Annoncent l'instant du plaisir , Et pour la noce il faut partir !

LE CHOEUR DE SOLDATS

Allons , allons , mou capitaine , Voici le jour qui nous ramène Et les combats et le plaisir.

Allons , allons , il faut partir !

niATBÉo , unissant Francesco et Zerline. Allons, enfans , votre bonheur commence.

(A Zerline , montrant Francesco.) Dans un instant il recevra la foi.

ZERLINE

Tout est fini ! pour moi plus d'espérance ! (Voyant Lorenzo qui va partir , elle s'approche de lui.) Ah ! Lorenzo, de grâce, écoulez- moi !

Qu'ai-je donc fait?

LORENZO, avec une fureur concentrée.

Perfide !

ZERLINE, à haute voii.

Achevez !

LORENZO à demi-voix et lui imposant silence.

Imprudente Songez acclamant que cette nuit j'ai vu Non loin de vous caché...

ZERLINE

Qu'ai-je entendu De surprise et d'horreur je suis toute tremblante !

(Lorenzo, qui s'est brusquement éloigné d'elle, va retrouver ses soldats qui sont au fond du tbéàtre,et les range en bataille.)

BEPPO, sur la droite près de la table, et buvant. Partent-ils?

GiACOMO, de môme.

Dans l'instant.

ZERLINE

O mystère infernal !

BEPPO, frappant sur la table et appelant.

Holà! du vin!..

(Se retournant, et apercevant Zerline qu'il montre à

Giacomo.)

Eh! mais, vois donc... c'est la jeune fillette Qui fut hier au soir si longue à sa toilette.

GIACOUO.

Et qui se trouve si bien faite; Il l'en souvient?

BEPPO

Oui c'est original.

(Riant.) , \

« Oui, voilà, pour une servante, i( Une taille qui n'est pas mal.

(Imitant la posture de Zerline, devant la glace.)

« Vraiment, vraiment, ce n'est pas mal. »

ENSEMBLE

ZERLINE, étonnée.

Qu'enlends-je ?

TOUS DEUX

Ah ! ah ! ce n'est pas mal :

Elle a raison d'être contente.

ZERLINE, cherchant à rappeler ses idées. Qu'ont-ils dit?... quel est donc ce mystère infernal ?

ENSEMBLE

MATBÉO et LE CHOEUB.

Allons, allons, jeunes fillettes, Les tambours et les musettes Annoncent l'instant du plaisir, El pour la noce il faut partir.

LES SOLDATS

Oui, c'est l'honneur qui nous appelle ! Nous saurons courir avec zèle Au danger ainsi qu'au plaisir; Allons, allons, il faut partir.

BEPPO et GIACOMO.

Bon, bon, bon, il va partir!

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