‹ Recueil d'opérasChapitre 290 sur 1141 · ACTE IIÏ, SCKNfî: IX · texte numérisé non relu

ACTE IIÏ, SCKNfî: IX

C'esl à la mort qu'il va courir.

Oui, loul semble nous réussir ; C'est bien, c'est bien, ils vont partir.

LOnSNIO.

Oui, de res lieux il Taut partir, El pour jamais je dois la fuir.

lEBLINI.

Qui doDC ainsi m'a pu trahir?

Par quel moyeu le découvrir?

0 mon Dieu ! viens me secourir !

(A la Cn de cet ensemble, Lorenzo, qui • raugé ses soldats en bataille, leur crie : )

Portez aimes ! en avant! marche !

(Ils dénient devant lui fit commencent à gravir la montagne; Mathéo vient prendre la main de Zerline, et lui montre la noce qui se dispose ausji à partir. En ce moment, Zerline voit Lorenzo qui s'éloigne, et, hors d'elle-même, elle s'élance au milieu du théâtre. — Pendant ce temps, l'orchestre continue, et on entend toujours un roulement lointain de tambours.)

ZERLINE

Arrêtez ! arrêtez tous, et écoutez-moi ! TOCS, l'entourant.

Qu'a-t elle donc?

ZBBLINE, regardant Lorenzo, qui est redescendu prés d'elle.

J'ignore qui a fait naître les soupçons auxquels je suis en butte, et je cherche en vain à me les expliquer; mais je sais qu'hier soir j'étais seule dans ma chambre, (Avec force et regardant Loren- 10.) oui, seule!... Je pensais à des personnes qui me sont chères... et je me rappelle avoir proféré tout haut des paroles que Dieu seul a dû entendre, et cependant on vient de les répéter toul-à-l'heure prés de moi.

LOnENZO.

Et qui donc?

ZERLINE , montrant Beppo et Giacomo.

Ces deux hommes que je ne connais pas... Ils étaient donc près de moi!... cette nuit!... à mon insu!...

LOUENZO.

Dans quel but? dans quelle intention? Il faut le savoir.

(Le moTcean de musique reprend.)

lODS.

Grands dieux!

tOBiRzo, à ses soldats, isontraDt Beppn et Giacomo. Qu'on s'assure de tous les deux !

ENSEMBLE

SOLDATS, CIlOEUn, LORENZO et ZERLINE.

SOLDATS et CtlOBl'It.

Il a raison, le capitaine.

Saisissez-les...

Saisissons-les, saisissons-les!

;i On connaîtra qui les amène ; Oui, l'on connaîtra leurs projets.

LORt:iZO et ZERLINE.

Pour moi quelle lueur soudaine '.

Il faut pénétrer leurs secrets ; Du ciel la bonté souveraine Peut me rendre à ce que j'aimais !

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