FRA-DIAVOLO, XCÏK III, SCÈNE IX
droite, Francesco, les paysans. Dans l(> bosqupt à gaiiclie duspectateur.et prèsdela porte île l'aiiberge, Lorenz», Zerline, milord, Pami5la. — Beppo est seul au milieu du théâtre. — La cloche commence à sonner.)
ENSEMBLE
LORENZO, LE CHOEL'R et BEPPO.
LORENZO et LE CHOEUR.
Dieu puissant que j'implore.
Seconde ! { dessein !
(. son )
BEPPO, seul au milieu du théâtre et jetant autour de lui des regards effrayes.
Dieu puissant que j'implore,
Renverse leur dessein !
ZERLINE
Vienl-il quelqu'un?
LORENZO
Non, pas encore !
BEPPO, à part.
Puisse-l-il rester en chemin !
(Reprise de l'ensemble.) MATHKo, au fond du théâtre, sur la première élération. Quelqu'un s'avance!
LORENZO
Garde à vous!... du silence !
(Tous les soldats disparaissent à droite et à gauche derrière les arbres et les rochers. — Le marquis parait au fond d'i théâtre par la droite do la montagne. Il s'arrête regarde d'en haut, n'aperçoit à l'ermitage queGiacomo qui continue à sonner, et Beppo sur le devant.) LE MAiiQLis, appelant.
Beppo !
LOREPizo, caché par le bosquet et couchant Beppo en joue avec sa carabine.
Ne bouge pas !
LE MARQUIS, toujours au fond sur la montagne. Sommes-nous seuls ici?
El peut-on avancer sans crainte?
LORENZO, derrière le bosquet sur le devant du théâtre, et à voix basse à Beppo qu'il continue à coucher en joue.
Réponds : Oui !
BEPPO, tremblant.
Oui!...
LORENZO, de même.
Plus haut !
Bsppo, tournant la tôte vers le fond.
Oui, oui, capitaine.
LE MARQUIS fait signe à quatre de ses compagnons de descendre et les précède.
C'est le plaisir qui me ramène; C'est la fortune qui m'attend.
BEPPO, entre ses dents.
Joliment ! joliment!
LE PAYSAN, qui est dans le bosquet à gauche près de Lorenzo, regardant le marquis au moment où il descend ta montagne.
C'est Diavolo !
LOREMZO.
Qu'as-lu dit?
LE PAYSAN
Je l'altesle !
MILORD
C'est le marquis !
pamÉla.
O méprise funeste !
Ce seigneur...
MILORD
Cet amant
N'était rien qu'un brigand !
(Pendant ce temps, le marquis est descendu de la montagne; il avance lentement au milieu du théâtre en arrangeant son col et les boucles de ses cheveux.)
le marquis, s'appuyant sur l'épaule de Beppo. Tu vois, Beppo, que le ciel nous protège : EnOn, milord.
Et sa femme et son or Sont à nous...
LOI1ENZO, sortant du bosquet à gauche.
Pas encor !...
(En ce moment, les rochers, les hauteurs qui sont aux deux côtés du théâtre, et la montagne du fond, se garnissent de carabiniers qui couchent en joue Beppo et le marquis. Quant à leurs quatre compagnons qui étaient restés au fond du théâtre, les payans , armés de bâtons , de pioches et de faux, les entourent et les saisissent.)
LE MARQUIS
Grand Dieu ! c'est un piège!