‹ Recueil d'opérasChapitre 30 sur 1141 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

EFFIE, seule, très-agitée.

AIR

Là-bas, dans la plaine, Hélas! loin de moi.

Voilà qu'on l'entraîne...

Quel est mon effroi !

Céleste Providence, Veille, veille sur lui ; Car son existence Est la mienne aujourd'ui!

Bruit de canon et de fusillade.

Ah ! ce bruit me glace !

Grâce !... grâce !

Lorsqueje l'aime avec tendresse.

Quand tout sourit à nos amours.

Me faudra-t-il, dans la tristesse.

Seule, consumer tous mes jours ?

Ecoutant.

Mais le bruit cesse, il me semble ;

Je reprends un peu d'espoir...

Oui, nous serons encore ensemble, Robinson, je vais te revoir !

CANTABILE

Dans notre brasserie, A nous aimer tous deux.

Nous passerons la vie...

Est-il sort plus heureux ?

Jamais de querelle.

Seule, j'ai ta foi, Epouse fidèle.

Je n'aime que toi !... Dans notre brasserie, etc.

fusillade plus vive et plus rapprochée.

Mais le bruit redouble...

Quel malheur est le mien !...

Courant au fond pour regarder.

MAGASIN THEATRAL

Ail !... ma vue est trouble. ..

Je ne vois plus rien !...

Ce fracas me glace.

Grâce !... grâce !

Revenant sur le devant de la scène et se jetant ùgenoitx. Ce'leste Providence!

Veille!... veille sur lui !...

Car son existence Est la mienne aujourd'hui!

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