ACTE
Ah ! je renais à l'espéi ance ,
Le calme rentre dans mon cœur.
DEUORJÎ, WAUTING, LES CONJOBÉS, riant.
3Ialgré son art et sa science , La sibylle était dans l'erreur , Et de nos projets de venf^eance Rien ne doit ralentir l'ardeur.
GDSTAVE, riant.
Malgré son art et sa science , La sibylle était dans l'erreur; Et je ris encor, quand j'y pense , De leur crainte et de leur terreur.
ARVEDSON.
Oui , vous méprisez ma puissance , Vous traitez mon art d'imposteur; Mais le destin, dans sa yengeance), Vous punira de votre erreur.
GUSTAVE, serrant de nouveau la main d'Ankastrom.
Oui, cette main que je presse en la mienne Est celle d'un ami !
ANKASTROM, s'inclinant.
Quoi! sire?
ABVEDSON , étonnée.
C'est le roi !
GDSTAVE , souriant.
Ton art , grande magicienne , Ne te l'avait pas dit : et même , je le voi , Tu n'avais pas non plus prévu que de la ville On voulait te bannir?
ARVEDSOX.
Moi, sire?
GUSTAVE
Sois tranquille !
Je te permets de rester en ces lieux.
Déplus...
(Lui donnant une bourse.) Prends cet or... je le veux!
ARVEDSON.
Gustave!... ô mon généreux maître!
Pour reconnaître ici tes bienfaits, je ne puis Que répéter encor mes sinistres avis...
( A demi-voii , regardant Ankastrom. )
L'un d'eux te trahira!
WARTING et DEHORN.
Grand Dieu !
ARVEDSON, les regardant aussi.
Plus d'un, peut-être!
GUSTAVE , avec colère.
Quoi! toujours des soupçons!... tais-toi!
( Avec bonté. )
Gustave ne veut pas en instruire le roi !
ENSEMBLE
DEHORN, WARTING, etc., OSCAR, etc;
ARVEDSON , ANKASTROM, GUSTAVE.
DEHORN, WARTING , etc.
Je tremble que la défiance Ne se glisse enfin dans son cœur.
Si nous retardons la vengeance , Il échappe à noire fureur.