‹ Recueil d'opérasChapitre 310 sur 1141 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

OSCAR , etc.

Malgré son art et sa science , La sibylle était dans l'erreur.

Ah ! je renais à l'espérance , Le calme rentre dans mon cœur.

ARVEDSON.

Oui, vous méprisez ma science , Vous traitez mon art d'imposteur ; Mais le destin , dans sa vengeance , Vous punira de votre erreur.

ANKASTROM, montrant Arvedson.

En ses discours j'ai confiance , La crainte se glisse en mon cœur.

( Begardant Deliorn et Warting. )

Des traîtres craignons la vengeance Et sachons tromper leur fureur.

GUSTAVE

Oui , bannissons la défiance

Qui viendrait troubler mon bonheur,.

Et ne pensons qu'à l'espérance

Qui doit régner seule en mon cœur.

ANKASTROM , à quelques seigneurs qui l'entourent.

Venez , messieurs ; du roi protégeons la sortie.

( Ils sortent par la porte du fond. J WARTING, voyant sortir Ankastrom et ses amis. Eh bien! sans plus tarder , saisissons ce moment!

( Montrant Gustave. )

Déguisé , sans défense , il nous livre sa vie...

( A Uehorn. )

Viens, frappons !... c'est l'instant !

(Tous les deux, la main cacliée dans la poitrine comme pour y prendre leur poignard , s'approchent de Gustave ; les autres conjurés les suivent. Gustave, Arvedson et Oscar sont seulâ à gauche du spectateur; Oscar aide Gustave à mettre un large manteau qu'il vient de lui présenter. Warting et Dehorn qui s'avancent derrière le roi vont le frapper. Dans ce moment on entend en dehors, dans la rue, les cris du peuple. )

LE CHOEUR

Vive à jamais Gustave!

Vive notre bon roi !

Vive, vive le roi !

(Christian, le matelot, ouvre ta porte du fond, et, suivi d'un flot de peuple, hommes et femmes, se précipite dans la chambre. Tous les conjurés étonnés reculent de quelques pas.)

CHRISTIAN, apercevant Gustave.

Camarades, c'est lui! c'est bien lui ! je le voi I Il est l'appui du peuple, il est l'ami du brave : Ses sujets, ses soldats diront tous comme moi :

Vive à jamais Gustave !

Vive notre bon roi !

Vive, vive le roi!

(Ils entourent Gustave, s'inclinent devant lui; d'autres baisent ses mains et ses habits.)

GUSTAVE , à Arvedson et à Ankastrom , qui vient de

rentrer suivi de ses amis. [donne ! Vous voulez qu'aux souprons mon ame s'aban-

GUSTAVE m.

Voilà les seuls remparts qui défendent un roi !

(Prenanlla main de Christian et des antres matelots.)

Et de mou peuple heureux quand 1" amour m'en-

[vironne, Les poignards ne sauraient arriver jusqu'à moi. ENSEMBLE.

WAHTIXG, DEHORN, LES CO>'JCRÉS.

Grand Dieu ! leur funeste présence A trompé nos justes fureurs !

Mais suivons ses pas en silence :

Qu'il tombe sous nos bras vengeurs î

LE CHOEUR

Vive à jamais Gustave !

Vive noire bon roi !

Vive , vive le roi !

(Les matelots et les gens du peuple entourent Gustave; Dehorn, AiVarting et les autres conjurés sortent lentement et d'un air sombre au milieu des transports de joie, des chapeaux et bonnets jetés en l'air, etc.)

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