‹ Recueil d'opérasChapitre 334 sur 1141 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Le théâtre représente la cour d'une maison de poste. Au fond la campagne. A gauche du spectateur la porte de la maison. A droite , l'entrée d'un grand hangar.

Au lever du rideau , STROLOF est assis sia- une chaise , ta tête penchée sar sa poitrine , SAMOIEF et plusieurs officiers paraissent au fond, en éperons et le fouet à kl main.

INTRODUCTiOlS.

CHcœi;» d'officiers.

Des chevaux ! des chevaux !

Postillons que Dieu confonde, A ma voix que l'on réponde ,

Des chevaux ! des chevaux !

Les meilleurs et les plus beaux ,

Des chevaux, des chevaux i

SAMOIEF, d Strolof.

Le maître de la poste où donc est-il î

STROLOF.

Hélas 1 C'est moi ! serf et vassal de cette seigneurie !

TOUS

Il nous faut des chevaux , tu nous en donneras l

STROLOF.

Je ne le puis, je n'en ai pas !

SA5T0IEF.

11 en a, mes amis, j'ai vu son écurie Et nombreuse et bien garnie !

STROLOF.

Ça n'y fait rien , je n'en ai pas.

SAMOIEF.

Serf et vassal obéis au plus vite ,

Où nous allons f assommer... entends-tu ?

STROLOF, froidement.

SoitI frappez!., le moscovite Est fait pour être battu !

ENSEMBLE

Des chevaux ! des chevaux !

Vassal que le ciel confonde , Qu'à nos ordres l'on réponde, Des chevaux ! des chevaux !

Les meilleurs et les plus beaux, Des chevaux ! des chevaux !

STROLOF.

Des chevaux ! des chevaux !

Eh ! que le ciel vous confonde! Que veut-on que je réponde, Je n'ai pas de chevaux !

Dussiez-vous meurtrir mon dos, Je n'ai pas de chevaux !

Ils entourent Strolof qu'ils menacent de leur fouet.

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