ACTE I
Le théâtre représente la cour d'une maison de poste. Au fond la campagne. A gauche du spectateur la porte de la maison. A droite , l'entrée d'un grand hangar.
Au lever du rideau , STROLOF est assis sia- une chaise , ta tête penchée sar sa poitrine , SAMOIEF et plusieurs officiers paraissent au fond, en éperons et le fouet à kl main.
INTRODUCTiOlS.
CHcœi;» d'officiers.
Des chevaux ! des chevaux !
Postillons que Dieu confonde, A ma voix que l'on réponde ,
Des chevaux ! des chevaux !
Les meilleurs et les plus beaux ,
Des chevaux, des chevaux i
SAMOIEF, d Strolof.
Le maître de la poste où donc est-il î
STROLOF.
Hélas 1 C'est moi ! serf et vassal de cette seigneurie !
TOUS
Il nous faut des chevaux , tu nous en donneras l
STROLOF.
Je ne le puis, je n'en ai pas !
SA5T0IEF.
11 en a, mes amis, j'ai vu son écurie Et nombreuse et bien garnie !
STROLOF.
Ça n'y fait rien , je n'en ai pas.
SAMOIEF.
Serf et vassal obéis au plus vite ,
Où nous allons f assommer... entends-tu ?
STROLOF, froidement.
SoitI frappez!., le moscovite Est fait pour être battu !
ENSEMBLE
Des chevaux ! des chevaux !
Vassal que le ciel confonde , Qu'à nos ordres l'on réponde, Des chevaux ! des chevaux !
Les meilleurs et les plus beaux, Des chevaux ! des chevaux !
STROLOF.
Des chevaux ! des chevaux !
Eh ! que le ciel vous confonde! Que veut-on que je réponde, Je n'ai pas de chevaux !
Dussiez-vous meurtrir mon dos, Je n'ai pas de chevaux !
Ils entourent Strolof qu'ils menacent de leur fouet.