SCÈNE III
BOLBURY, puis GÉRALDINE.
BOLBURY, seul.
Grâce au ciel! le temps est à l'orage!... c'est le beau temps pour la police.. On s'agite, on conspire contre notre gracieux monarque Edouard ! (Relisant la lettre qu'il a reçue.) « Un intrigant, un » scélérat, profilant de quelque ressemblance avec » le roi, se donne pour le frère aîné de Sa Majesté, » dont la mort a été révoquée en doute par quel- » ques séditieux... Sous prétexte qu'il a les traits » de notre souverain, il veut avoir sa couronne el » chercher à fomenter des troubles, même dans la » capitale... » (S'arrètant.) Je remplirai la mission qu'on me donne... je le prendrai, je le saisirai... J'ai des agens pour cela, et s'ils le découvrent, il y a une récompense... pour moi, qui suis leur chef... C'est toujours ainsi en bonne administration... et cela viendra à merveille avec les idées que j'ai... (Apercevant Géraldine qui sort de la maison et se dirige vers le fond.) Ah! Géraldine... Géraldine ! où donc allez-vous ainsi?... quand j'ai à vous parler... (L'amenant par la main.) Il ne faut pas avoir peur, mon enfant... avec moi, votre cousin... Causons un peu des fêles, des passe-d'armes qui vont avoir lieu à l'occasion du mariage de notre féal monarque avec la princesse de Hainaut.
GÉRALDINE
Quand donc?
BOLBURY.
Demain, à ce qu'on dit... La princesse a déjà été épousée a Arras, et au nom du roi, par le comte de Salisburv... Elle e«( arrivée hier... mais c'est