SCÈNE IX
GÉRALDLVE, endormie, NOTTINGHAM, LE ROL LES SeiGSeL'RS qui reviennent avec des Oambeaux.
FINALE
LE ROI et LE CHOEUR , à demi-voix.
\ nid l'heure delà vengeance, Plaisir des rois! plaisir des dieux!
Retirez-vous , ,,,
n .. 1 heure s'avance;
netirons-nous , '
Sans bruit, messieurs, quittez ces lieux
Le roi Ta dit, quittons ces lieux...
LE ROI, aux courtisans.
Fas de bruit dans la ville, où déjà l'on sommeille. Redoutez le shérif, et les rondes de nuit... (A Nottinghani, moiurani la chambre à gauche.) Toi, Nottingham , là, reste seul et veille, Et préviens-nous au moindre bruit.
(Nottingham entre dans la première chambre à gauche, )
TOt^S, sortant.
Voici l'heure de la vengeance , Plaisir des rois ! plaisir des dieux , Retirons-nous, l'heure s'av8nce|; Sans bruit, messieurs, quittons tes lieu.x.
cûo&coooooooQOc>o:.aoooccooâoocâOùoociooooec>>o}ooo&oc<)
SClCiM', X.
GÉRALDINE , endormie sur le divan à droite, LE ROI.
l.v. ROI, s'approchant de Géraldine qu'il regarde.
AIR
Que de grâces ! que de charmes !
far les amours enviés...
Les dieux te remit aient les armes, Et les rois sont à tes pies.
Et notre favori, qui, jaloux, dissimule. Et veut à nos regards cacher tant de trésors, Lui ravir ce qu'il aime !.. Est-ce bien ?..
( Il s'arrête et reprend vivement. ) Vain scrupule !..
En la voyant si belle, il n'est plus de remords! Que de grâces ! que de charmes !
Parles amours enviés...
Les dieux te rendraient les armes.
Et les roissout a tes piés.
( Géraldine fait un mouvement ; le roi tressaille. ) Elle s'éveille !... Non !... elle lutte on rêvant Contre l'effet de ce philtre puissant !
GÉRALDINE , à moitié endormie. Je crois le voir ! je crois l'entendre ! Par lui je sors du noir séjour !
Le ciel pardonne et vient me rendre Et sa présence et son amour !
Tony ! Tony !
LE ROI, l'écoutant.
Que dit-elle ?
C'est toujours ce Tony qu'elle aime, qu'elle ap))eHe; Ce n'est donc pas Salisbury !
GÉRALDINE, continuant toujours son rêve.
Je te revois ! l'enfer en ciel se change ! LE ROI.
Et loin de trahir un ami, C'est au contraire ici moi qui le venge ! GÉRALDINE qui s'est levée , s'avance comme en extase.
Tony ! Tony !
LE ROI , lui tendant la main.
Me voici !
GÉRALDINE
C'est bien toi... n'est-ce pas ?
LE ROI
Plus d'absence !
GÉRALDINE
Plus de trépas l ENSEMBLE.
Délices étranges !
Et dont la douceur Du bfinhcur de- anyf"-
ACri: II, SCENE XII.
Ht
Enivre cœur !
son
Onioi) ., ,, ui , œil découvre
sou
Céleste lambris !
C'est le ciel qui s'ouvre,
C'est le paradis !
LE noi, loinbau; i ses pieds.
Oui, c'est ion amant, c'est ton roi,
Qui ne veut vivre que pour toi !
ENSEMBLE
Délices étranges, Et dont la douceur Du bonheur des anges Enivre mon cœur !
Mon œil vous découvre.
Célestes lambris !
C'est le ciel qui s'ouvre, C'est le paradis !
(Après cet ensemble, Géraldine, soutenue par le roi, revient s'asseoir sur le divan où elle se rendort. )
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