SCÈNE I
Le comte de SALISBURY, GÉRALDLNE, GÉRALDINE, naïvement.
Ainsi donc, j'existe encore ?
LE COMTE
Oui, Géraldine !...^
CÉRALDINE.
Vous en êles bien sûr?
LE COMTE
Je te le promels!
GÉRALDINE
Et vous aussi ?
LE COMTE, lui serrant la main contre son cœur.
Vois plutôt !
GÉRALDINE
Dam! ça en a bien l'air!...
LE COMTE, voulant l'embrasser.
Et si tu doutes encore ?...
GÉRALDINE, vivement. Non, monsieur... non... je vous crois... (Regardant autour d'elle.) Mais dire que nous sommes ici dans un palais... le palais du roi... Il ne voudra jamais qu'une pauvre fille telle que moi épouse un grand seigneur tel que vous !
LE COMTE
Non... car il ms destine nue noble et riche héritière, miss Oventry, que l'on attend aujourd'hui... Mais, dussé-js perdre la faveur du maître, dussé-je m'exposer à toute sa colère... je te l'ai dit... mon sort sera uni au tien !...
GÉRALDINE, tristement.
Ah I j'en étais bien plus siire dans l'autre monde que dans celui-ci 1
LE COMTE
L'important, dans ce moment, c'est qu'on ne te Toie pas... Noi.s ne pouvons retourner par où nous sommes venus... il y aurait trop de dangers... mais le jour a paru... les portes du palais doivent être ouvertes, je vais voir si nous pouvons sortir... Attends-moi là, et n'aie pas peur !
(Il sort par le fond.)