‹ Recueil d'opérasChapitre 423 sur 1141 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

GÉRALDINE, le COMTE.

GÉRALDINE

Vous trouvez!... Pas moi... je suis toulefifrayée de me voir si belle

LE COMTE

Il u'y a que vous que cela effraiera !...

GÉRALDINE

Et^puis, je ne conçois rien à ce qui m'arrive... Un petit page, à l'air éveillé , s'approche de moi et me dit : « C'est à la charmante miss Ovenlry que je présente mes hommages. » J'allais répondre non... mais je me suis rappelé vos recommandations... et je me suis couleutée de faire la révérence.

LE COMTE

Ce n'était pas mentir.

GÉRALDINE

Un mensonge muet.... Et le petit page continuant , a dit : « Je guettais votre arrivée pour vous remettre celte boîte et ce billet qui viennent d'une auguste main... » Et, avant que j'aie pu m'en défendre, il les avait glissés dans la mienne... « Monsieur le page... monsieur... monsieur 1... » Ah bien ! oui... il était déjà loin... La boîte renfermait cette riche agrafe en diamans... et, quant à la lettre... je ne l'ai pas lue. LE COMTE, prenant la lettre.

L'écrilure du roi!... Ah! voyons... (Lisant.) O ciel!

GÉRALDINE

Qu'est-ce donc?...

LE COMTE

La lettre est adressée par sa majesté à miss Ovenlry, ma fiancée... celle que mon gracieux souverain veut me faire épouser...

GÉRALDINE , avec inquiétude.

Et qui est jolie... qui est aimable?... LE COMTE , fronçant le sourcil.

Je l'ignore... Mais cette lettre prouverait que sa majesté le sait mieux que moi... Il parait que,

(liins ses excursions au pay* de Galles, le roi était fi):t bien accui'illi au château do miss Ovenlry... souvenirs qu'il lui rappelle, et dont il réclame la conlinualion... ici, à la cour, quand elle sera comtesse de Siilisbury.

GÉRALDINE

Ce n'est pas possible ! vous qui êles son ami... LE COMTE , avec dépit.

Justement! le prince me traile trop en ami... moi et tous les miens !... Je voismainlenant pourquoi celle union lui souriait, et pourquoi il la pressait avec tant d'ardeur... Croyez donc à l'amitié des rois!... Non pas que je tienne à mis Ovenlry, ma fiancée... peu m'importe. (Piegardant Géraldine.) Mais il en est une autre peut-être...

GÉRALDINE

Que dites-vous?

LE COMTE

Il n'y est déjà que trop disposé.,. (Poussant un cri.) Et moi qui, pour l'y aider... vais justement briser ses chaînes, le faire sortir d'esclavage... GÉRALDINE , étonnée.

Que dites-vous?

LE COMTE

Ah ! puisse-l-il y rester toujours !

oooooooooooooooooooooooooogoooooooooooooooooojooooo

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