SCÈNE IX
Les mêmes, FULBY.
FULBY.
Victoire !... il est libre !... Le voici I
GÉRALDINE
Qui donc?
FULBY.
Le roi!... J'ai doucement ouvert la porte de sa prison... « Venez... sire... venez... c'est le comte de Salisbury, votre fidèle et dévoué serviteur, qui m'envoie vous délivrer. » Sans que personne l'ait reconnu, nous sommes rentrés au palais par les petits escaliers... et je m'avance pour examiner le terrain et savoir si le roi peut paraître... sans danger... Il est làl...
le COMTE , à Géraldine.
Partez! partez! qu'il ne vous voie pas...
Que faut-il faire?
LE COMTE
M'altendre! et ne pas quitter la reine... c'est là notre salut.
(Géraldine sort par la porte à gauche.)
LE PUITS D'AMOUR
LE PUITS D AMOUR
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SGÈNK X.
Le comte , LE ROI , entrant par la por! z à droite, FULBY.
LE ROI, a\ec colère.
Ah ! l'horrible nuit, et l'infernal boudoir que la salle basse de monsieur le conslable... Par Saint-Georges!... je ne me doutais pas qu'il y eût si peu d'agrément ù être prisonnier d'état.
FULBY.
La justice est aveugle!...
LE noi.
Et sourde!... J'avais beau crier et répéter que j'étais le roi... ce maudit Bolbury n'écoutait rien et venait seulement de temps en temps enlr'ouvrir un guichet.
Pour s'assurer que vous étiez \h... (Regardant les habits du roi.) Ah! mon Dieu ! El ce costume qui se ressent des fatigues de la nuit.
(Il entre par la porte à gauche.)
LE ROI
Et il me lançait à travers les barreaux quelques railleries de geôlier... que je n'oublierai jamais. (Toujours avec colère.) Ah! si celui-là n'est pas pendu !...
LE COMTE
Pour avoir servi Votre Majesté...
LE ROI
Ah! tu appelles cela un service... IW'avoir fait passer toute une nuit dans les angoisses et l'appréhension d'un scandale que je regardais comme i*iévitable... Traîné en justice le jour de mon mariage... Et, sans toi, mon cher comte, dont je ne sais comment récompenser le dévoûment...
LE COMTE
Je connais les bontés de Votre Majesté et l'intérêt quelle prend à tout ce qui me touche!...
LE ROI
Oui, parbleu!... loi... c'est moi!... nous ne faisons qu'un.
LE COMTE
Je le sais !...
(Fulby revient par la gauche , portant un riche manteau qu'il veut placer sur les épaules du roi.) LE ROI , repoussant le manteau.
C'est bon, c'est bon... (Au comte.) Dis-moi d'abord comment tu as découvert que le roi d'Angleterre était tombé au pouvoir des conslablcs... et comment surtout, tu as trouvé moyeu d'ouvrir sans bruit les portes de mon cachot.
LE COMTE
Nous vous le dirons plus tard... (Montrant la princesse qui entre.) C'est la princesse... inquiète de votre absence... Dans un pareil moment... (Fulby jette le manteau sur le fauteuil à gauche.)
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