SCÈNE XV
Les mêmes, bolbury, Constables.
BOLBURY, apercevant le roi vêtu comme il l'était à la fin du deuxième acte.
C'est lui !... c'est lui!., je le reconnais bien I (Saisissant le roi.) Main-forte, mes amisl... je le tiens, je le tien. LE ROI, se débattant.
Téméraire ! téméraire !
GÉRALDINE
Messieurs, messieurs, qu'osez-vous faire ?
BOLBURY et LES CONSTABLES.
Ah ! je me ris de sa colère .' Quel bonheur pour vous et pour moi.
(Au roi.) Allons! marchons! au nom du roi !
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SCÈiNE XVI.
Les mêmes, la PRINCESSE, le COMTE, FULBY, Grands Seigneurs et Dames de la cour, accourant au bruit.
TOUS, à Bolbury.
Que faites-vous ?
BOLBURY, tenant toujours le roi.
Cette fois, je l'espère.
Il n'échappera pas !
TOUS
Malheureux ! c'est le roi !
BOLBURY, atteré.
C'est le roi !...
LA PK1NCESSE, LE COMTE, FULBY.
C'est le roi !
C'est le roi !
BOLBURY et LES CONSTABLES.
Ah l je cède à mon juste effroi, Mes genoux fléchissent sous moi.
Le roi!... le roi ! ! le roi I ! !
TOUS
Il osait arrêter le roi.
Ah ! le voilà glacé d'effroi.
LE ROI, à Bolbury, avec sévérité Oui, monsieur, votre roi !
BOLBURY, tremblant.
Comment s'y reconnaître ?
Voilà les mêmes traits et les mêmes habits... LA PRINCESSE, étonnée.
Quoi! les mêmes habits?...
BOLBURY.
Qu'hier portait ce traître, Au moment oii je l'ai surpris !
LA PRINCESSE, à Géraldine.
Rencontre inexplicable !...
LE ROI, regardant le comte.
Et que milord peut-être Pourrait nous expliquer.
LE COMTE, s'inclinant.
D'un seul mot, ô mon maître.
(S'avançant au bord du théâtre, et à voix basse.) A notre souverain, si j'ai pour un instant Osé donner des fers, c'était, sujet prudent, Pour le sauver d'une autre chaîne Plus dangereuse encor, si j'en crois ce billet, Qu'à notre fiancée, ici même adressait Votre Majesté...
LE ROI, à part.
Ciel! LE COMTE, s'avançant.
J'en fais juge la reine...
LE ROI, le retenant.
Eh! non... non, ce n'est pas la peine... LE CO.MTE, rendant le billet au roi, et à demi-voix. Notre sang, ô mon prince, et nos biens sont à vous. Mais que du moins nos femmes soient à nous !
LA PRINCESSE, s'avançant ù la droite du roi. Pardonnez au coupable !
GÉRALDINE, s'avançant de l'autre côté, timidement. Et que Dieu vous le rende !
LE PUITS D'AMOUR
LE ROI, regardant Géraldine, le comte et Bolbury.
Si leurs crimes sont grands, ma clémence est plus
(Regardant Géraldine.) [grande,
Et par égard pour tant d'attraits,
Nous pardonnons... d'abord...
(A part.)
Mais nous verrons après...
(Bolbury s'incline pour remercier le roi, et en relevant la tète, il aperçoit encore Géraldine, à quiSalisbury vleat de donner la main. — Il regarde tout ce qui se passe avec stupéfaction, pendant qu'au dehors sonnent toutes les cloches de la ville.)
CHOEUR GÉNÉRAL
Jour d'hymen et de bonheur, Doux instans pour notre cœur ! A la grâce, à la beauté, Amour et fidélité !
Ecoutez ce bruit flatteur, Signal de leur bonheur,
L'airain sonne.
Et résonne Et proclame leur bonheur!