‹ Recueil d'opérasChapitre 443 sur 1141 · DELMAR · texte numérisé non relu

DELMAR

Ici respire l'innocence.

L'amour chez ces braves gens-là Augmente par la résistance.

LÉON

J'aime bien mieux, malgré cela, L'innocence de l'Opéra.

ENSEMBLE

Montagnes de Navarre, -

. mes 1

A regards surpris

Que votre aspect répare

L'absence de Paris.

«1 I • 1 • ' mes .. Ah ! je le vois , a esprits

Rien ne pourra rendre Paris,

Séjour qui seul réunit tout ,

Les arts, l'amour et le bon goût.

,, , ^ pour moi , I D„ •

11 n est ^ ^ . qu un seul Paris, pcnir toi ^

Vive Paris ! vive Paris !

LÉON. Et ce maître de la maison dont lu me disais tant de bien, esl-il arrivé?

DELMAR, avec une inieniion marquée. Oui, il est arrivé.

LÉON. Je m'en suis douté au sabat de ces endial)lés de paysans. Allons, il faut que lu me présentes.

DELMAR. Certaincmenl ; mais... voistu... ce monsieur d'Urluby est un original , il veut garder l'incognito le premier jour.

LÉON. Je comprends. . . pour mieux juger son monde... encore dans mon genre... c'est donc pour cela que l'on m'a fait tant

de salutations à mon arrivée, on m'aura pris pour lui. . .

DELMAR, avec uiic intention marquée. En effet, depuis que tu es ici .. je te trouve un air de propriétaire.

LÉON. Allons, viens, je lui garderai le secret. . . eh ! bien , tu hésites , encore . . .

DELMAR , feignant de l'embarras. Mon ami, c'est que., .outre le Confite, il nous est arrivé.. . devine... une dame...

LÉON. Une dame!., si elle est jolie... je m'explique, tes craintes...

DELMAR. Ce sera bientôt la maîtresse de la maison, notre hôte se marie.

LÉON. Comment , ici.. .

DELMAR, Ici iTiême.

LÉON. Quelle est la future?

DELMAR. Une veuve.

LÉON. Jeune?

DELMAR. De vingt ans au plus.

LÉON. Et je la connais?..

DELMAR. Beaucoup...

LÉON. Son nom?..

DELMAR. C'est ce qui va l'étonner...

ma cousine.. .

LÉON. Madame de Chalenay ?..

delmàr. Elle-même,

LÉON. Est-il possible, et c'est toi qui m'amènes. . .

DELMAR. Ma foi, mou cher, j'ignorais absolument ce mariage. . . cela vient de se conclure.

LÉON, on ami , je ne puis me trouver ici avec elle., .ne m'expose pas à revoir cette perfide, cette charmante Elise... Dieu merci, je ne l'aime plus. . . non, plus du tout., ce dernier trait... oui, c'est bien décidé... Mais si je la revoyais... qui sait? je me passionnerais de nouveau peut-être... de l'amour chez moi, c'est rare... mais quand j'en ai, mon sang bouillonne , je m'emporte, je ne me connais plus... c'est plus fort que moi. ..Mon ami, partons, partons de grâce,,. Ciel! c'est elle...

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