‹ Recueil d'opérasChapitre 461 sur 1141 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LEÛSMTE, ROSE-D'AMOUn, BERTHE.

Rose-d'Amoiir est jeimc et sage ; Elle doit plaire à monseigneur.

Pcriide loi ! cruel usage !

Pour des vassaux, ali ! quel malheur I

ROSE-D'AMOl'R.

Qu'il serait doux d'être, à mon âge, Conduite auprès de monseigneur !

Mais par mallienr, dans le village.

Il est connu pour un trompeur.

BERTHE

Je fus aussi, dans mon jeune âge.

Conduite auprès de monseigneur.

Je me souviens de cet usage ; Pour nos enfans, ah! quel malheur!

LE COMTE

Ah ! sur ton sort , aimable Rose, Combien mon cœur est tourmenter

BERTHE

Ah ! sur ton sort, ma chère Rose, Combien mon cœur est tourmenté I

ROse-d'amour, gaîment.

Moi, sur le ciel je me repose.

LE comte et BERTHE.

Quelle heureuse sécurité !

ROSE-d'amolr, gaîment.

0 Rose-d'Amour, m'a dit l'ermite, B Près des méchans sois sans efl'roi... n Va, ne crains rien, pauvre petite, » Ce chaperon veille sur toi. »

LE COMTE et BERTHE.

Pauvre petite! pauvre petite!

Ah ! combien je ti emble pour toi !

LE COMTE

Elle est modeste, aimable et sage etc.

ROSE-D'AMOl'R.

Qu'il serait doux d'être, à mon âge, etc.

BEUTIIE.

Je fus aussi, dans mon jeune âge, etc.

LE COMTE

Comment poavez-\ous croire. Rose, que ce pelil chaperon ;'...

ROSE-D'AMOUR

Je le crois, monsieur Alain, parce que l'ermite me l'a dit et qu'il ne m'a jamais trompée. Avant I voire arrivée, par exemple, ne m'avail-il pas dit.' « Rose-d'Amour, aucune puissance humaine ne I » pourra te faire quitter ton pelit chaperon contre ! j) ta volonté; mais tu us seize ans accomplis, voici irie moment de ne plus t'en séparer. Méfie-toi i

i> surtout d'un jeune pàtrc que tu verras bientôt » dans la chaumière de la bonne Berlhe. Ce jeune » homme sera doux, aimaljle, complaisant...» Il ne m'a pas trompée, monsieur Alain !...

BERTHE

Oh ! ça, c'est vrai !

ROâlv^D'AMOL'R.

« Mais il n'est rien inoins que ce qu'il veut pa- » raîlre, ajoula-t-il, et il a le cœur rempli de ma-

» lice et de méchanlcs iniculions. »

Bf.RTHE.

Comment! l'ermite a dit cela?...

LE COMTE

Vous voyez bien. Rose, qu'il vous a trompée.

ROSE-D'AMOL'R.

Oh ! non, il ne m'a pas trompée ; car il m'avait dit que je vous aimerais.

LE COMTE

Chère Rose !

rose-d'amour.

El de plus, que, si je ne quittais pas mon pelit

chaperon, vous deviendriez un jour mon meilleur

ami ! Aussi, le voilà : c'est pour toujours.

le COMTE.

Eh quoi! Rose, vous ne le quittez jamais?

rose-d'amour.

Jamais !... qu'en présence de l'ermite et avec

sa permission.

BERTHE

Ah : mon Dieu ! qu'est-ce donc que je vois venir là ?

LE COMTE, regardant.

Ce sont toutes 'es fillettes du hameau : elle paraissent bien effrayées.

C'est qu'elles auront vu monseigneur le Loup,

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