SCÈNE X
I BERTHE, à part.
Miséricorde! comme il la regarde!
jon.
Si monseigneur veut lepcrmellre, avant de procéder à la cérémonie, je v;iis, pour l'égayer, faire chauler et danser nos jeunes filles.
RODOLPHE
Mais c'est fort bien imaginé, monsieur Job; j'aime beaucoup à voir danser les jeunes Ollcs.
JOB
Alain! Alain!
LE COMTE, à part.
Ciel!
JOB
Où est-il donc ce jeune pâtre provençal qui fait si bien sauter nos filleltes?
LE COAITE, à part.
Si Rodolphe allait me reconnaître !
JOB
Approche, prends ton chalumeau ; et vous, jeunes bergères, failes voir à monseigneur que la danse n'est pas incompatible avec la vertu... Aimable Rose-d'Ainour, c'est vous...
BERTHE, en coUre, rinlerrompant.
Que ne failes-vous chanter mam'selle Nanetle , monsieur le magister?
JOB
Silence, madame Berthe, silence ; monseigneur désire entendre chanter mademoiselle... N'est-ce pas, monseigneur ?
ROSE-D'AMOUR
Ah ! mon Dieu 1 il ne faut pas tant se faire prier pour cela. Monseigneur le veut, eh bien ! je chanterai... et si cela même peut lui faire plaisir... je danserai... Allons , monsieur Alain , mon air favori.
LE COMTE, ù part.
L'aimable occupation pour un des premiers seigneurs de la province.
RONDE
rose-d'amour.
PREMIER COUPLET
Depuis long-temps, gentille Annette, Tu ne viens plus sous la coudretle Danser au son du chalumeau.
Lorsque tu quittes le hameau.
Fuyant les plaisirs de ton âge.
Tu va rêver daas le bocage :
Dis-moi,
Pourquoi ?
Ah! dame, pourquoi? c'est bien embarrassant à dire, voyez-vous...
(Contrefaisant la voix d'Annette. )
Dansez, jeunes compagnes, La ronde des montagnes ;
LE PETIT CHAPERON ROUGE
Un jour vous saurez comme moi Pourquoi !
(Rose-d' Amour et les jeunes filles dansent une ronde du pays, appellée la Farandole.)