SCÈNE III
RODOLPHE, seul.
La trêve est expirée, et me voilà sur les terres du comte!... Heureusement on chasse dans la forêt, et ce déguisement me met à l'abri de tout soupçon... d'ailleurs, je n'ai aujourd'hui que des intentions bien paciQques. Je ne \iens poursuivre ni le daim timide de la montagne, ni la naïve bacheleltedu \alloii ; (En riant.) je \iiens guetter une brebis innocente que son imprudence écarte du troupeau... Rose-d'Amour a quitté le hameau pour se rendre à l'ermitage... et puisque , ( Riant. ) suivant le mcgister , le ciel et son chaperon la privent du bonheur de venir au château, cette forêt mystérieuse me paraît favorable à l'épreuve que je veux tenter... Elle a fait sur moi la plus vive impression, et je n'ai jamais mieux connu le prix de mon talisman... ÎJais, que vois-je une jeune fille I... elle vient de ce coté... Ah! ce n'est pas mon cher petit Chaperon... (Riant.) qu'importe, si elle est jolie : voyons cela. (Il se cache derrière les buissons qui forment le berceau.)