‹ Recueil d'opérasChapitre 474 sur 1141 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

RODOLPHE , NANETTE , un petit paquet sous le bras.

NANETTE, s'arrêtant sous un arbre à gauche. Ahl à la parfin, je pourrons me reposer... J'apercevons tout près d'ici des bûcherons; j'uons

plus peur.

(Elle s'assied sur un tronc d'arbre.)

RODOLPHE, à part.

La voilà pourtant! (Riant.) dans la gueule du Loup.

NANETTE

Je ne sais vraiment à quoi pense M. le magister de me faire traverser ainsi louîe seule celle grande forêt.

ACTL 11, SCENE IV

UObULl'Hf, à pail.

Le niugister... écoutons.

NiNFlTE.

Ce matin il m'a déleiulu tif purailre devant monseigneur comme les autres.

lîOUOLPHE, à part.

Qu'enlends-je ?

NANETTE

Et il n'a pas voulu me nietlie sur la liste des jeunes filles qui tiraient au sort i)onr aller au château.

RODOLPHE, ù part.

Voyez-vous, ce vieux renard!

MANETTE

J'aurions pourtant ben désiré d'y aller !... je me serions ben comportée... j'aurions été ben docile... Monseigneur m'eût donné la dot... et ce n'est pas i\I. le Magister qui m'épouserait.

, RODOLPHE, à part.

Comment!... ce serait là cette petite Nanette! (En riant.) On a bien raison de le dire : on ne peut éviter son sort.

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