‹ Recueil d'opérasChapitre 5 sur 1141 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ROBINSON, BOB

BOB, de la porte du fond aux ouvriers qui sortent. Vous l'entendez, le maître veut qu'on s'amuse, qu'on mette ses plus beaux habits. Je ne sais pas pourquoi; mais c'est égal... [Redescendant la scène.) Oh! je suis-t'y content! mais je suis-t'y content t

KOBINSON.

C'est ça, Bob, je veux qu'on saute, qu'on chante! Pas d'économie aujourd'hui : mettez ma brasserie au pillage !

BOB

Soyez tranquille, maître 1 je veux que, ce soir, la moitié des convives cherche l'autre moitié sous la table.

ROBINSOS.

Il faut aussi faire honneur au repas : j'en ai commandé un digne d'être offert à Georges II, notre gracieux monarque.

BOB, Étonné.

On mangera aussi?... Alors, maître, il y a quelque chose là-dessous : vous avez fait un héritage, c'est sûr; ou bien vous allez fournir de la bierre à nos braves soldats , qui sont en train de frotter le prince Edouard.

ROBINSON

Est-ce que ça te regarde? Bois, mange, et ne fais pas de questions.

BOB

Suffit, maître : on mangera beaucoup et on boira encore davantage. C'est égal, ordinairement, on aime à savoir pourquoi l'on s'amuse.

LE BRASSEUR DE PRESTON

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