R0DI!4S
Eh bien! sache donc que je vais... mais non, tu es bavard ! tu jaserais, et je n'aurais plus le plaisir de la surprise. Cours chez Plumketl, tu sais, le gros tavemier du coin : tu lui diras que c'est toujours pour l'heure indiquée, qu'il n'oublie rien; tu feras dresser la table ici, ce sera plus commode.
BOB
Nous serons donc beaucoup, maître?
F.OBiNSON, ayant l'air de compter.
Mes braves compagnons brasseurs... quelques voisins, les grands parens...en tout, justesoixante personnes.
BOB
Alors il faudra... attendez donc... oui, il fauilra soixante couverts.
ROBISSON.
Tu en mettras soixante-un , n'oublie pas , soixante-un. J'attends mon frère, cet excellent Georges,... c'est-à-dire je lui ai écrit. Voilà deux ans que je ne l'ai vu; j'ignore s'il pourra venir : un ofBcier, ça n'a guère le temps, aujourd'hui surtout, qu'on se bat tous les jours. N'importe, s'il arrive, je lui dirai : Tiens, mon frère, voilà ta place que j'avais réservée à côté de moi!
BOB
Vous l'aimez donc bien, votre frère?
ROBINSON
Si je l'aime ! mon frère jumeau!
BOB
Le fait est que vous m'avez souvent parlé...
ROBINSON
Allons, voyons, le temps presse, va t'occuper des ordres que je t'ai donnés.
BOB
Oui, maître. Dites donc, moi aussi, je vous réserve une surprise : j'ai acheté hier un pourpoint
chez la vieille Mash magnifique! vert
pomme, couleur pistache.
ROBINSON
C'est bon! c'est bon! laisse-moi.
BOB
Oh! mais va-t-on s'amuser! va t-on s'amuser!
Il sort en courant par le fond.
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