‹ Recueil d'opérasChapitre 550 sur 1141 · SCÈNE Vîl · texte numérisé non relu

SCÈNE Vîl

LUCIE, seule.

0 fontaine, ô source pure !

Sous la mousse ton murmure Chante et gémit comme une douce voix.

C'est là que je l'ai vu pour la preniiéic fois, Edgard, Edgard ! ô comble de miî-èic 1 Ce nom pour moi si doux.

Faut-il, hélas ! faut-il que pour mon frère Il soit le nom d'un ennemi jaloux?

De nos aïeux la haine héréditaire, Fantôme inapaisé, se redresse entre nous.

CAVATINE

Que n'avons-iious des ailes ?

Au loin portés par elles Hors des roules mortelles.

Vers les étoiles d'or, t îs'os deux esprits fidèles

Uniraient leur essor.

Quand la haine barbare Ici-bas nous sépare.

Levons les yeux ; un phare Brille au port éternel ; Ceux qu'ici l'on sépare Sont unis dans le ciel.

Toi par qui mon cœur rayonne, Ton amour (lue Dieu me donne.

Sur mon front, chaste couronne, Fait resplendir le bonheur.

De nos transports la pensée Embaume l'heure passée, Et, dans l'àme encor bercée, Met l'espoir comme une fleur.

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