‹ Recueil d'opérasChapitre 566 sur 1141 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les MtJlES, LUCIE, .iccourant; ses ciievcux

sont déroulés, ses yeux hagards.

LUCIE. [chants.

Mon nom s'est fait entendre au milieu de vos Celait sa voix si chère et si connue...

Edgard ! je te suis rendue. [chants.

Viens! je me suis soustraite au pouvoir des mé- Auprés de la fontaine Viens l'asseoir à l'écart.

(Elle croit prendre la main d'Edgard, et se diriger «ers la fontaine; tout à coup elle s'arièîe épouvantée.)

0 ciel! là-bas... !à... quel spectre se traîne!

Il nous sépare! hélas I Fuyons, fuyons, Edgard !

( Elle oublie son eCfroi; une pensée riante se peint

dans SCS yeux.) Le chant de la fauvette au fond des bols résonne,

Tressons ma couronne...

Quelle dftiice harmonie! elle descend du ciel...

C'est l'hymne des noces... — L'autel

Pour nous s'apprête... 0 délice !

Le bo^nhcurdans mon ànie a versé son calice. L'au'iel rayonne... un doux parfum dans l'air

Se respire. Voici le prêtre.

A loi ma vie, et tout mon être!

Conduis-moi par la main, ô mon Edgard si cher !

LE MIMSTKE Ct LE CHOEUR.

D'un Dieu vengeur, que son bon ango Apaise le courroux.

LUCIE

Jours d'azur sans mélange.

Vous brillerez pour nous; De mon bonheur un ango Au ciel serait jaloux.

LE MIMSTRE.

A.'^llion s'avance...

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