‹ Recueil d'opérasChapitre 568 sur 1141 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

Un site mélaticoliquc éclairé par la lune.— Quelques tombeaux s'élèvent entre tes arbres. - On voit, dans

le lointain, le château illuminé.

EDGARD , entrant à pas lents.

Tombes de mes aieux, d'une famille éteinte Recueillez le dernier, l'infortuné débris! Plus décolère, plus de plainte 1 Ce monde ingrat et dur pour moi n'a plus de prix. Mon sang, Asthon, je te le livre.

Car je ne puis plus vivre, Lucie, hélas ! après tous tes mépris.

Ah ! je te vois au bal, de fleurs paie?, Fendre en riant celle foule abhorrée,

Ingrate ! El moi.

Portant mes maux sous lesquels] e succombe. Je tourne vainement mon front pàii vers loi ! Tu cherches le pkii^ir, Lucie, et moi la tombe.

AIR

Bienlôl l'herbe des champs croîtra

Sur ma pierre isolée, El pas un pleur ne mouillera

Le lri>tc inausolie :

Mon àmc au ciel s'cnNolera,

Flétrie et désolée.

Si ton Arthur t'amène un jour,

Lucie, en ce Heu sombre, Passe en silence; un mol d'amour

Éveillerait mon ombre.

Respecte au moins, femme sans foi, ....

L'amant qui meurt pour toi.

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SCftNC II. EDGARD, LES Seigneurs envoyée par .\sil

LES SEIGNEURS

Ravenswood, à ton alteiile Asthon ne s'est pas rcudt: ; Auprès d'une sœur mourante Le devoir l'a retenu.

EDGAUn.

Grand D:cu ! qu'enlends-jo? A celle h( Oui doni- expire?...

PARTI !•: IV, SCÈiNK IV.

LES SElGiNEUnS.

Pleure, pleure.

EDGAUI).

^lais (jni faul-il ([iieje pleure?

Diles-iiioi qui va mourir!

EES SElOEt'US.

Lucie.

EDG.VUD.

O ciel !

LES SEIGiSELRS.

Dans une heure F.ilc aura cessé de soullVir ; Oui, son dernier jour va luire, K'cspérez plus, elle expire.

EUGARD.

Oh 1 i)ar grâce ! dites non.

LES SEIGNEURS

Sur son cœur qui se déchire La raison n'a plus d'empire.

Et sa houciie, sans sourire.

Au ciel jelte encor ton nom.

EnG.4uD, avec désespoir.

Toi mourir, mourir fidèle...

Kl je l'ai maudite, hélas I

LES SEIGAEURS.

Eu mourant elle l'appelle, Elle lend vers toi les bras.

[Vno c!oi;lie lintc dans le lointain.) Eiilcndez-vous la cloche de la moi l?

EDGAKD.

Elle a tonné sur ma tète !

Atlends-moi, Lucie !

LES SEIGNEURS

Arrête !

EDGAKD.

Kon, je veux la voir encor...

LES SEIGNEURS, le retenant.

Que la prudence l'arrête; Reste, et calme ton transport.

EDG.VRD, se dégageant de leurs bras.

Je veux la revoir encor !

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