SCÈNE XIX, BENJAMIN, JOSEPH
BENJAMIN. Qu'as-tu douc , Joseph?
JOSEPH. Je suis frappé!... Monsieur,' c'est ici une caverne de brigands , de vo-< leurs et de scéléiats.
BENJAMIN. Je le sais bien.
JOSEPH. Si vous saviez ce que j'ai en*» tendu.
BENJAMIN. Si tu savais ce que j'ai vu I
JOSEPH. Avez-vousfaim?
BENJAMIN. Oui.
JOSEPH. Et soif?
BENJAMIN. Oui.
JOSEPH. Eh bien , monsieur , ne vou3 avisez pas de boire ni manger.
BENJAMIN. Pourquoi?
JOSEPH. Parce que vous serez empoisonné.
BENJAMIN. Oh! ciel!
JOSEPH. J'ai entendu ce que disait dans la salle à manger une certaine Catlierine Howard.
BENJAMIN. Je ne la connais pas.
JOSEPH. Elle parlait de breuvages sopo-
rifitiques ! aurez-vous envie de dormir ce
BENJAMIN. Je crois que oui.
JOSEPH. Eh bien ! ne vous couchez pas , car vous serez assassiné.
BENJAMIN. Et comment sais-tu ça?
JOSEPH. Je vous dis que j'ai entendu le complot.
BENJAMIN. Eh Lien ! mon garçon , moi , de mon côté , j'ai fait les plus horribles découvertes.
JOSEPH. Quoi donc, monsieur?
BENJAMIN. Iln'y apas plusde mœurs ici qu'à la place de Grève !
JOSEPH. Chut ! voici la servante , elle en est , n'ayons pas l'air de se douter de rien.