‹ Recueil d'opérasChapitre 665 sur 1141 · SCÈNE XIX, BENJAMIN, JOSEPH · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX, BENJAMIN, JOSEPH

BENJAMIN. Qu'as-tu douc , Joseph?

JOSEPH. Je suis frappé!... Monsieur,' c'est ici une caverne de brigands , de vo-< leurs et de scéléiats.

BENJAMIN. Je le sais bien.

JOSEPH. Si vous saviez ce que j'ai en*» tendu.

BENJAMIN. Si tu savais ce que j'ai vu I

JOSEPH. Avez-vousfaim?

BENJAMIN. Oui.

JOSEPH. Et soif?

BENJAMIN. Oui.

JOSEPH. Eh bien , monsieur , ne vou3 avisez pas de boire ni manger.

BENJAMIN. Pourquoi?

JOSEPH. Parce que vous serez empoisonné.

BENJAMIN. Oh! ciel!

JOSEPH. J'ai entendu ce que disait dans la salle à manger une certaine Catlierine Howard.

BENJAMIN. Je ne la connais pas.

JOSEPH. Elle parlait de breuvages sopo-

rifitiques ! aurez-vous envie de dormir ce

BENJAMIN. Je crois que oui.

JOSEPH. Eh bien ! ne vous couchez pas , car vous serez assassiné.

BENJAMIN. Et comment sais-tu ça?

JOSEPH. Je vous dis que j'ai entendu le complot.

BENJAMIN. Eh Lien ! mon garçon , moi , de mon côté , j'ai fait les plus horribles découvertes.

JOSEPH. Quoi donc, monsieur?

BENJAMIN. Iln'y apas plusde mœurs ici qu'à la place de Grève !

JOSEPH. Chut ! voici la servante , elle en est , n'ayons pas l'air de se douter de rien.

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