‹ Recueil d'opérasChapitre 666 sur 1141 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

Les Mêmes , MADELEINE , apportant un plateau tout servi et deux bougies.

MADELEINE. IMoiisieur , comme ici personne ne soupe , je vous apporte votre souper pour vous tout seul.

BENJAMIN. Mon souper?

JOSEPH. Qu'est-ce que je vous ai dit?

BENJAMIN, à Madeleine. C'est bon... laissez ça là , et sortez.

MADELEINE. Non, monsieur, j'ai ordre de vous servir. Voilà d'abord lui bon bouillon.

BENJAMIN, à Jo'^eph. Elle veut être sùi'e que le crime sera consommé.

JOSEPH. Je servirai mon maîtie.

BENJAMIN. Oui , Joseph me servira , je n'ai pas encore d'appétit. Je vais aller faire un tour de pronienade.

MADELEINE. Ah bien oui! ça ne se peut pas ; comme notre maison est très-isolée , les portes sont fermées.

JOSEPH, has. Ils ont pris toutes leurs mesures.

BENJAMIN. Laissez-moi seul.

MADELEINE. Yous le voulcz... allous!

monsieur Joseph , voulez-vous que je vous mène coucher.''

BENJAMIN, vioement. Joseph, ne me quitte pas!

JOSEPH. Je reste avec mon maîù-e, ( A Benjamin). Voyez-vous, elle voulait m'emmener.

MADELEINE. Restez donc... dormez bien... ne faites pas de mauvais rêves. .. n'ayez pas peur des voleurs.

BENJAMIN , // Joseph. L'ironie est ati'oce.

JUADELELNE , à part. Dcux jeuues gens

TiïÏATRAL»

comme ça j qu'on ne connaît pas. 7. Nôuâ sommes beaucoup de femmes dans la maison... Je vais les enfermer par précaution. (Elle sort , on entend fermer la porte à clef.)

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