‹ Recueil d'opérasChapitre 767 sur 1141 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Au lever du rideau. ALVAR DE ZUAIGA, venant de la promenade à droite, au fond du théâtre, s'arrête un instant sous les fenêtres à gauche de l'hôtel de Villaréal qu'il regarde avec colère; au même moment, FABIUS et OTTAVIO sortent de l'hôtellerie à droite et aperçoivent Alvar.

FABIUS

Eh ! c'est notre ami Alvar de Zuni";a !

OTTAVIO

Tous nos convives sont déjà arrivés, et toi, notre amphitryon, te voilà le dernier au rendezvous!

FABIUS

Le repas n'est pas encore commandé?

zu.NiGA, se frappant le front.

C'est vrai; je vous ai invités chez le maître Nunnez llugnoz, qui n'a pas son pareil pour les olla-podrida à la reine... Holà, seigneur hôle-

NoTA. La mise en scène exacte de cet ouvrage, transcrite par M. L. Palianti , fait partie de la collection de mises en scène par le journal La Revue et Gazette des Théâtres, me Sainte-Anne, :i5.

MAGASIN THÉÂTRAL

lier! (4 l'Hôtelier, qui paraît et salue.) Je paie double'... que dans un (juart d'heure tout soit prêt ; et songe bien qu'il ne s'agit pas iei de traiter des hobereaux portugais, tes compatriotes, mais des officiers du régiment de la reine... des Espagnols, vos vainqueurs et vos maîtres. Allez... {L' Hôtelier s'incline et sort.) Pardon, mes amis, j'arrivais ne rêvant que la joie et le plaisir, mes regards se sont tournés de ce côté (montrant l'hôtel à gauclie ), et d'autres projets, d'autres idées...

FABIUS

Ah 1 ah ! l'hôtel de Villaréal...

OTTAVIO

11 a pensé comme nous à la belle Zarah.

FABIUS

Qu'il adore.

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