SCENE Yï
]^«'aiss(z désirs, suivez nos pas.
Que les soupirs n'attristent pas Les tendres cœurs qu'amour unit!...
Devant les pleurs l'amour s'enfuit.
C'est ici l'ilc consacrée Où les hommages des mortels De la déesse Cylhérée Venaient entourer les autels.
Que par nos soins sur celle heureuse rive Des temps passés renaissent les beaux jours. Ah ! revenez, déesse fugitive...
Sur vos aulels l'encens brûle toujours.
Naissez plaisirs , suivez nos pas!
Que les soupirs n'attristent pas Les tendres cœurs qu'amour unit !
Devant les pleurs l'amour s'enfuit.
CHOEtJR DE SEIGNEURS.
Entendez-vous La joyeuse fanfare ?
Les doux accords de la cythare, Au gai festin qui se prépare , Mes amis, nous appellent tous !
CHOEUR GÉNÉRAL
A table ! à table !
Convive aimable, Vin délectable , Coule à plein bord.
Vive folie , Femme jolie, Et l'on oublie Le mauvais sort.
(Les seigneurs, entraînés far les courtisanes, s'éloignent pour se rendre au fei^lin du casino. Sirozzi reste seul, sur un signe que lui fait en sortant Mocénigo.)