‹ Recueil d'opérasChapitre 837 sur 1141 · SCÈNE M · texte numérisé non relu

SCÈNE M

i>Él\.\\\l) , seul.

La voici donc enfin rbeuro de la vengeance ; La foule, en s'éloignunl, tne pernjct d'açcQurir Vers ce temple où du ciel la divine puissance Punit le ciinie ùu lieu de le llélrir. Oui , je le défierai , puis, devant la parjure. D'un vil assassinat je frapperai l'iiuteur. Et d'un lûche refus s'il me giirde l'injure , Jusqu'au sein de sa cour, malheur à lui, malheur! Le frapper sans défense, ô ciel ! pensée amère... Meurtrier! meurtrier I mon cœur en a frémi... Mais s'il repousse enfin un généreux défi , Lui qui m'enlève tout... il est roi, sa colçre... Peut livrer au supplice un indigne ennemi. Puis il vivrait heureux !... aimé... Non , non , qu'il

[meure !

Kt qu'on le venge après.... J'attends ma dernière

[heure.

Qui frappe avec le fer, par le fer périra.... Dieu lui-même l'a dit !... Et Dieu nous vengera....

AIR

De mes aïeux ombres sacrées , Du fond de vos tombeaux n'arrêtez point mon bras , j Et que vos cei dn s ^én6rée8 ! D'honeur à mon aspect ne se soulèvent pas.

liO.UAM'E,

Ta toi , seul espoir de ma vie , Toi qui m'ainins ponr me trahir, A l'autel la voixqui supplie, - Demande à Dieu de te bénir.

Mais je suis là... ma plainte araère Doit se mêler à tes serments j Entie le ciel et la prière Vont s'élever tous mes tourments!

2' COIPLET.

Sy^r Ion front, quand la voix du préire Appellera la paix des creux, Le remords répondra pcui-êlre Et (rouillera ton co'ur joyeux!

Car je suis là... m^ peinte amcra Doit se mcior à tes serqienls ; Entre le ciel et ta prière Voiit s'élever tons mes tonrmenis.

Il en est temps...

LA REINE DE CHYPRE

CFIOEUf!, dans l'église.

V ... Hosanna ! Gloire au ciel ! CÉR ABD , s'arrétant prêt à franchir le seuil de l'église.

Qu'ai-je entendu?.,. Ces chants montant vers l'É-

[lernel

Glacent mon cœur... Seigneur, donne à mon âme

Un rayon tout-puissant de ta céleste flamme ;

Amiens me rendre la foi, viens calmer tous mes

[sens.

Que le cœur du chrétien s'ouvre à leurs saints ac-

[cents !

CHOEUR

Vive Lusignan ! Catherine !

GÉHARU.

Ma léie s'égare,

Vengeance et fureur!

Le crime s'empare

De mon seul bonheur !

Sur le bord de l'abîme, ô Dieu ! daignez m'entendre ! A mes pleurs, à mes cris, ne fermez pas le ciel !

Et que le sang qu'ici je vais répandre îs'e soit pas au pardon un obstacle éternel...

Vengeance ! justice!

Ici s'accomplira

Le dernier sacrifice !

Et de ma main il périra.

Sur le bord de l'abîme, ô Dieu ! daignez m'entendre ! A mes pleurs, à mes cris, ne fermez pas le ciel !

El que le sang qu'ici je vais répandre Ne soit point au pardon un obstacle éternel.

(Gérard va se précipiter dans l'église; mais il s'abrile derrière un pilier, repoussé par la tcle du corlége qui ressort de la cathédrale. )

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