SCÈNE M
i>Él\.\\\l) , seul.
La voici donc enfin rbeuro de la vengeance ; La foule, en s'éloignunl, tne pernjct d'açcQurir Vers ce temple où du ciel la divine puissance Punit le ciinie ùu lieu de le llélrir. Oui , je le défierai , puis, devant la parjure. D'un vil assassinat je frapperai l'iiuteur. Et d'un lûche refus s'il me giirde l'injure , Jusqu'au sein de sa cour, malheur à lui, malheur! Le frapper sans défense, ô ciel ! pensée amère... Meurtrier! meurtrier I mon cœur en a frémi... Mais s'il repousse enfin un généreux défi , Lui qui m'enlève tout... il est roi, sa colçre... Peut livrer au supplice un indigne ennemi. Puis il vivrait heureux !... aimé... Non , non , qu'il
[meure !
Kt qu'on le venge après.... J'attends ma dernière
[heure.
Qui frappe avec le fer, par le fer périra.... Dieu lui-même l'a dit !... Et Dieu nous vengera....
AIR
De mes aïeux ombres sacrées , Du fond de vos tombeaux n'arrêtez point mon bras , j Et que vos cei dn s ^én6rée8 ! D'honeur à mon aspect ne se soulèvent pas.
liO.UAM'E,
Ta toi , seul espoir de ma vie , Toi qui m'ainins ponr me trahir, A l'autel la voixqui supplie, - Demande à Dieu de te bénir.
Mais je suis là... ma plainte araère Doit se mêler à tes serments j Entie le ciel et la prière Vont s'élever tous mes tourments!
2' COIPLET.
Sy^r Ion front, quand la voix du préire Appellera la paix des creux, Le remords répondra pcui-êlre Et (rouillera ton co'ur joyeux!
Car je suis là... m^ peinte amcra Doit se mcior à tes serqienls ; Entre le ciel et ta prière Voiit s'élever tons mes tonrmenis.
Il en est temps...
LA REINE DE CHYPRE
CFIOEUf!, dans l'église.
V ... Hosanna ! Gloire au ciel ! CÉR ABD , s'arrétant prêt à franchir le seuil de l'église.
Qu'ai-je entendu?.,. Ces chants montant vers l'É-
[lernel
Glacent mon cœur... Seigneur, donne à mon âme
Un rayon tout-puissant de ta céleste flamme ;
Amiens me rendre la foi, viens calmer tous mes
[sens.
Que le cœur du chrétien s'ouvre à leurs saints ac-
[cents !
CHOEUR
Vive Lusignan ! Catherine !
GÉHARU.
Ma léie s'égare,
Vengeance et fureur!
Le crime s'empare
De mon seul bonheur !
Sur le bord de l'abîme, ô Dieu ! daignez m'entendre ! A mes pleurs, à mes cris, ne fermez pas le ciel !
Et que le sang qu'ici je vais répandre îs'e soit pas au pardon un obstacle éternel...
Vengeance ! justice!
Ici s'accomplira
Le dernier sacrifice !
Et de ma main il périra.
Sur le bord de l'abîme, ô Dieu ! daignez m'entendre ! A mes pleurs, à mes cris, ne fermez pas le ciel !
El que le sang qu'ici je vais répandre Ne soit point au pardon un obstacle éternel.
(Gérard va se précipiter dans l'église; mais il s'abrile derrière un pilier, repoussé par la tcle du corlége qui ressort de la cathédrale. )