‹ Recueil d'opérasChapitre 862 sur 1141 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Les Mêmes ; NICETTE , apportant le déjeuner. NICETTE.

Quel est ce bruit épouvantable?

SOLDàTS, vojant le déjeuner.

Tenez, tenez, voyez-vous bien?

Voilà, voilà comme ils n'ont rien !

LE BRIGADIER, prenant la bouteille.

A moi d'abord celte bouteille!

( Mergy reprend brusquement la bouteille au brigadier, la pose sur la tjble ainsi que son épée nue , et s'assied tranquillement pour déjeuner. )

SOLDATS et BRIGADIER.

Cette insolence est sans pareille!

Manquer à la garde du roi !

Prends garde à toi... prends garde à toi! ( Mergy coupe le poulet (pion lui a servi. ) LE BRIGADIER.

D'un i)oulct il se régale Un vendredi !

SOLDATS

Quel scandale!

II eit de la vache à Colas.

LE BRIGADIER

Allons , allons , par la fenêtre !

MERGT , te levant. Insolent !

LE BRIGADIER

Tout doux, mon maître!

ENSEMBLE

LE BRIGADIER et LES SOLDATS.

Voyez-vous le téméraire ; Voyez-vous le fier-à-bras !

Sais-tu bien que la rivière.

Ventre-dieu! n'est qu'à dem pas!

MERGT.

Ah ! je retiens ma colère; Mon épée est sous mon bras , Mais pardieu ! je couche à terre Le premier qui fait un pas.

GIROT et MCETTE.

Ah ! mon Dieu ! que vont-ils faire'; Peste soit de ces soldats !

Eh! messieurs, point de colère; Ah ! ne vous emportez pas!

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