‹ Recueil d'opérasChapitre 91 sur 1141 · I.ic nvc, fividenieiil. Oui, monsieur · texte numérisé non relu

I.ic nvc, fividenieiil. Oui, monsieur

Bt\KDlCT. Elle est bonne, celle-là !..

moi qui ai vu avant hier M. Blake.

Li: DUC, à pari. O ciel!

BLNÉDiCT. A telle enseigne qu'il est venu me proposer, pour l'année prochaine, un engagement de trois cents livres sterling... avec des feux.

M " •" B VRXCiv et HENRIETTE. Eh bien I qu'est-ce que ça prouve?

BÉNÉDICT. Ça prouve que ce n'est pas monsieur.

M""' BARXEK et HENRIETTE. Est-il possible?

BÉNÉDICT, oeec chaleur. Qu'il est venu ici sous un faux nom»^. sous un prétexte. . . pour parler d'affaires de théâtre et pour vous séduire.., je veux dire séduire mademoiselle Henriette... et la preuve... demandez-lui ce qu'il a à répondre.

M""= BARXER. Oui, monsieur, que répondrez-vous?

LE DUC, Jroidement. Rien du tout, madame ; et monsieur, m'a rendu un grand service en dévoilant lui-même une ruse, que j'allais vous avouer.

M"'" BARNER. Quoi ! VOUS u'ètes pas sir Blake?

LEDUC. Non, madame.

HENRIETTE, à part. Il nous trompait I

W^" B\RNER. Vous n'êtes point chargé de m'offrir quarante mille florins?

LE DUC. Ps'on, madame.

M""' BARNER , à pari. Et moi qui ai refusé les huit mille de IM. Fortunatus... s'il allait revenir en ce moment .. {Haut.) Et de queldroit, monsieur?..

BÈNÉDICT. Oui, monsieur, de quel droit?

LE DUC. Quant à vous, monsieur, cela ne vous regarde pas, c'està mademoiselle que je veux avouer toute la vérité... Oui, Henriette, vous le savez... m'"enivrant tous les soirs du plaisir de vous admirer. . .

BÉ\ÉDICT. Quoi ! cet habitué du balcon ?..

HENRIETTE, a^^cc émotion. C'était lui!

LE DUC. Vous ne pouvez comprendre quel charme vous fascine et vous séduit ù jouir du triomphe de ce qu'on aime, à entendre ceux qui vous entourent partager votre admiration, que leurs transports

rendent encore plus vive... Loin d'en être jaloux, ou en est fier... ctdès ce moment j'ai juré que vous seriez à moi, que vous partageriez mon sort.

BÉNÉDICT , uk^cc colcre. INIonsieuf î

LE DUC , avec chaleur. Pour y parvenir, il n'est point de sacrifices dont je ne sois capable., et quand je devrais vous offrir tout ce que je possède...

M™* BAR.NER. Monsieur , nous ne recevrons rien que de la main d'un époux.

HENRIETTE , (l'un ton de reproche. Ah . ma tante... monsieur ne peut avoir d'autres intentions.

LEDUC, troublé. Qui , moi?., non, certainement... et croyez que les motifs les plus nobles, les plus purs...

ai'"'= BARXER. Alors, monsieur, qui êtesvous ?

LE DUC, avec embarras. Un ami des arts... un artiste... enthousiaste, comme vous, de la musique... un jeune compositeur, peu connu encore.

BÉNÉDICT. Il n'a rien fait.

HENRIETTE. Qu'iinporte? avec du courage et du talent... on parvient toujours.

BÉNÉDICT. Quand je vous disais que vous l'aimiez!

HE\RIETTE. Pourquoi pas ? je puis l'avouer en ce moment, puisqu'il n'a rien... puisqu'il est artiste comme nous...

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