‹ Recueil d'opérasChapitre 92 sur 1141 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les Mêmes, CHARLOTTE, sortant de la

chambre à gauche.

QUINTETTE

cnAKLOTTE , npevcevcint le duc.

Grand Dieu! que vois-jc?

[il M"" Barnch etù Henriette.) Et poui- vous quel honneur !

[Faisant au duc une révérence gracieuse.) Vous, dans ceslicux!.. vous, monseigneur !

M""= EAIï^EK, HENRIETTE ET EBNÉDICT.

Monseigneur!., que dit elle?..

i.E DUC, à pari.

O fâcheuse rencontre !

HExniETTE, à Charlutle.

Tu le trompes !

ClUr.t.OTTE.

Non pasTaimablc conquérant, Pour les hellcs, toujours sa tendresse se montre; 11 m'avait fait la cour...

UESnlETEE.

O ciel !

CUAKLOTTE, rianf.

* Tour un instant...

Moi, je ne donne pas dans la diplomatie. eénédiCt.

Qui? lui?., c'est un coniposileur...

IIE.NUIBTTE.

Un artiste !

CHARLOTTE

Tu crois...

LE MAGASIN THEATRAL

(Riant.) De Prusse.

Mais c'est l'ambassadeur

TOl'S.

Ociei:..

CHARLOTTE, (Je iiiênie.

Eh oni ! ma clière amie.

LE nue, voulant s'approc/ier d'Henriette. Ecoutez-moi !

iiE>RiETTE, s'éioignaiit de lui avec mépris. Pour vous!., j'en rougis, monseigneur!

ENSEMBLE

HEMiiETTE, à part.

Ail! c'en est fait, sa perGJie Change mon cœur, et sans retour Il vient de perdre pour la vie Et mon estime et mon amour !

LE DUC, Cl part.

La pauvre enfant ! de perfidie Elle m'accuse dans ce jour !

Je sens ici que pour la vie, Son cœur obtient tout mon amour!

CHARLOTTE

Oui, c'est charmant! la perfidie De monseigneur va dans ce jour, Contre une chanteuse jolie , Voir échouer tout son amour!

bÉnÉdict.

Que je be'nis sa perfidie !

Sans elle, hc'las ! et sans retour.

Celle que j'aime pour la vie, Pouvait lui donner son arncMtr!

m""^ barnek.

Ces grands seigneurs , leur perfadie Tient toujours prêt quelque bon tour !

Mais je serai, nièce chérie.

Ton guide contre l'amour.

LE DUC, a Henriette. ^

Pardonnez-moi cette innocente ruse, Poui' pénétrer dans ce séjour. • Ma faute n'est que de l'amour, Et vos charuies sont mon excuse !

PREMIER COUPLET

Le ciel nous a place dans des rangs,

Hélas ! difl'érens, Vous avez pour vous gloire et grandeur... Moi je n'ai que mon cœur Et pour défenihe ce cœur D'un dangereux séducteur...

Adieu vous dis, monseigneur, Monseigneur l'ambassadeur.

DEUXIEME COUPLET

Jugez donc ce que je deviendrais,

Si je vous .limais!

Peut-être, hélas ! j'en étais bien près,

Pour vous quels regrets !

Mais grâce à leurs soins prudens...

Puisqu'il en est encore temps

Adieu vous dis, monseigneur,

Monseigneur l'ambassadeur.

LE DUC, a Hfnrielte, Je ne vous verrai plus ! pour moi quelle douleur ! HE^•llIETTE, M'ec effort.

De votre loge, monseigneur, Vous pourrez chaque soir éprouver ce honheur ! ENSEMBLE.

HENRIETTE

Ah ! c'en est fuit, sa perfidie Change mon cœur, et sans retour Il vient de perdre pour la vie El mon estime et mon amour.

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