DAM KL
U.-in?
lUTTA, san(;lotant.
.le le rej^relte tant! iVIoii eliei- Daniel... Ali ! ah ! ah 1 ah !
DANIEL, h part.
Dans i(uei iliscspoir la voil.'i !
La pauvre femme 1 .le ne croyais pas , sur mon aine, Qu'on put in'aimcr à cepoint-l:'i !
ENSEMBLE
RITTA, h pail.
Vraiment son langage m'élonne !
Serait-ce lui? N'est-ce pas lui ?
Plus je vois s.T mine fri|)onne , Plus je retrouve mon mari !
DAMEL, à part.
Ses pleurs , son amour , tout m'élonne ! Et je me sens presque attendri ; Comment croire que la friponne Restai fidèle à son mari?
TRIO
DANIEL, à part.
Je n'y tiens plus... elle soupire !...
[Haut.)
El vous l'aimiez donc bien?...
RITXA.
Ah !... ca !... je puis le dire, Et depuis qu'il est mort...
DANIEL
Eh bien?
r.ITTA.
Les hommes ne me sont plus rien.
Les MÊMES; DANDOLO, accourant.
DAKDOLO.
Madam' Ritia?
tilTTA.
Que veux-tu donc ?
DASDOLO, sans voir Daniel.
Ah ! vous voilà !
Vous serez contente, j'espère!
J'ai fait tout ce que vous vouliez...
Nos bans sont j)ubliés, £l dans deux jours nous serons maiiés.
niT'i A , bas.
Veux-tu te taire?
DAMEL
Qu'ai-je euieuLlu 1
DANDOLO, l'apercevant.
Ah ! je n'avais pas vu !
ENSEMBLE
DANIEL , à part.
J'étonflc de colère Quelle fidélité !
De sa vertu sévère Je sui.« épouvanté.
RITTA, à part.
Il paraît en colère !
Très bien , en vérité!...
De son regard sévère Mon cœur est enchanté.
DANDOLO, à part.
Pourquoi cette colère !
l']h ! mais , en vérité , De son regard sévère Je suis épouvanté.
DANIEL
Et ce mari, l'objet de vos amours !
RITTA
Ah ! je l'aimerai toujours!
(Tendrement. )
Mais, puisque ma triste demeure Reienlileu vain de sou nom; Puisqu'à mes cris... personne ne répond... Voilà dix ans<[uejele ])leure , Il faut bien s.' faire une raison.
ENSEMBLE
DANIEL, à part.
J'étouffe de colère!
Quelle fidélité!
De sa vertu sévère Je suis épouvanlç.
RITTA, à part.
Il paraît en colère !
Très bien , en vérité !...
De son regard sévère Mon cœur est enchanté.
DANDOLO, à part.
Pourquoi cette colère !
Eh! mais, en vérité.
De son regard sévère Je suis éjiouvanté.
DANIEL
MoiLlcu! (A part.) Allons, j'oublie que je suis mort, et que je dois être insensible à ces petits désagréments?...
DANDOLO, à Ritta.
Mais qu'est-ce que ça lui fait que je vous épouse?...
RITTA, bas.
Taisez-vous donc !... Ce petit bon homme est d'une indiscrétion!
DANIEL, d'un air agréable, et passant entre eux.
C'est très bien, mes bons amis! je vois que vous vous convenez à merveille, et je vous en- {jafje à vous marier le plus tôt possible!...
RITTA , interdite.
Ah ! mon Dieu!... ce n'est donc pas lui!...
DANDOLO
Ccrlainement, nous allons nous marier!
ZAMPA
DAiNIEL, basa Damlolo.
Si lu t'en avises, je t'assoiiiiiie!...
DAKDOI.O, eflVayé.
Hein?...
lin TA.
Qu'est-ce que c'est ?
DAilIEL, souriant.
Rien !... je lui disais que, s'il vous manquait un témoin, je me ferais un vrai plaisir...! (Bas à Dandolo.) Ne lui parle plus, et ne me quitte pas... sinon je ferai dire des messes pour toi !...
DANDOLO , à part.
Qu'est-ce qu'il a donc?...
RITTA , voyant que Daniel 1 emniénc.
Eh bien! oîi allez-vous?...
DAA'IEL, lui serrant le bras.
Je l'ai prié de me servir de (jiiide...
DANDOLO
Oui... monsieur m'a prié... Oh!...
RITTA
iSIais vous aile/ revenir?
DAKDOLO.
Sans doute... (Geste de Daniel.) Ouf!... c'est-à-
'lire... non!... si fait... et puis... {k mi-voix.) du
reste, madame Ritta, calmez-vous, et sur-tout
ne me regardez pas si tendrement... (Secouaut
son bras.) Vous ne savez pas le mal que ça me
Fait!...
( Daniel l'entraîne.)
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