‹ Recueil d'opérasChapitre 978 sur 1141 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SUZANNE, ACHAB, SÉDÊCIAS'; ensuite DANIEL.

SÉDÉCIAS

Elles s'en vont. . .

ACHAB

Tant mieux pour nous , Je sentais manquer mes genoux.

DANIEL, paraissant.

Deux hommes... Qu*ai-jevu?

(Il se tient à l'écart et disparait , puis reparait tour à tour.)

ACHAB et SÉDÉCIAS, regardant le bain et se disposant à j aller. A voix basse.

Tout bas, dis-moi, mon ame Dis-moi ce que je sens?

Oh ! quelle flamme

Brûle mes sens!..

DANIEL

Ail! quelle horrible trame , Et qu'est-ce que j'entends!

D'amour, la flamme

Brûle leur sens !

&CHAB.

Mon pied chancelle... ah! que mon cœur me guide.

SÉDÉCUS.

Approchez donc...

ACHAB

Vraiment j'ai peur...

SÉDÉCIAS, raillanU

La jeunesse est toujours timide !

Eh bien! je vais...

(Il va pour passer devant lui.) ACHAB , ne Tculant pas qu'il passe le premier.

Non , non ! . . tous deux !

DANIEL, qui les observe, à part.

J'ose à peine en croire mes yeux.

LES DEUX VIEILLARDS, qui ont soulevé un coin de la tenture, et qui la laissent retomber.

Mon ami! quel aspect sublime !..

Ah! c'est un coup-d'œil radieux!..

DANIEL, qui allait s'avancer, et réprime un mouvement involoulairc.

Oh! j'allais partager leur crime!

Par Joseph, détournons les yeux!

LES DEUX VIEILLARDS, électrisés.

Alloi'o!

(Ils relèvent la draperie.)

Suzanne !

SUZANNE , sortant d'une profonde rêverie , avec un grand cri d'cltroi et s'eiiveUppaul de son voile.

O ciel!,.

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