POUR LES DIMANCHES APRES L'EPIPHANIE
La sainte enfance de Jésus.—Sur l'air: Ah! vous dirais-je maman,
O vous, dont les tendres ans Jroissent encore innocens | Pour sauver à votre enfance Ce trésor de l’innocence.
Contemplez l'enfant Jésus, Et prenez-en les vertus.
Que touchant est le tablenu Que nous offre son berceau !
O que de leçons uties
Y trouvent les cœurs dociles !
Accourez, vous tous, enfans, V liner vos jours naissans.
Une étable est le séjour,
Où Jésus reçoit le jour :
Sous ses langes, de la crèche, .
Sa loi divine il nous prèche Que l’indigence, à ses yeux;* Est un riche don des cieux.
Au fond de l’obscurité ;
Il cache sa majesté ;
Mais, sous l’ombre qui la couvre, L'æil de la foi nous découvre
[(PHANIE, Ah! vous €;
Qu'un disciple du Sauveur Ne peut trop fuir la grandeur.
Pourquoi ce froid, ces douleurs,
Ces yeux qui s’ouvrent aux pleurs,
Ce sang qu’il daigne répandre ?
N'est-ce point pour nous apprendre
Qu'il faut haïr le plaisir, Et pour lui vivre et souffrir ?
Qui court après les honneurs, Les richesses, les douceurs, Et qui nourrit sa jeunesse Dans une oisive mollesse,
De Jésus n’a point les traits, Et ne les aura jamais.
Ce Dieu, seul prètre éternel, Du berceau passe à l’autel ; Et législateur et maître,
A la loi va se soumettre ; Prêt à s’immoler un jour Pour son père et notre amour.
A lui seul, cœurs innocens, Donnez vos premiers instans, Et vouez à la loi sainte
Une filiale crainte,
Rien ne plaît plus au Seigneur, Que le don d’un jeune cœur.
Il naît à peine, et naissant Il veut fuir obéissant.
Trente ans, dans un vil asile, L’ont vu fidèle et docile, Exact, obéir toujours
Aux saints gardiens de ses jour.
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Si, par un départ secret, Il leur laisse un vif regret,
Ils le reverront, au temple,
Nous montrer par son exemple Qu'on doit pour Dieu tout quitter.
Qui de nous sait l’imiter ?
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Esprits vains, cœurs indomptés, Captivez vos volontés.
Quand on voit Jésus lui-même, Jésus, la grandeur suprème, S’abaisser, s’anéantir, Peut-on ne pas obéir?
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Qu'il est beau de voir ces mains Qui formèrent les humains,
Se prèter aux œuvres viles, Aux travaux les plus serviles:
Et reudre à jamais pour nous Tout trevail louable et doux ?
Tout m’instruit dans l’Enfant-Dieu ;
Son respect pour le saint lieu,
Sonsair modeste, humble, affable,
Sa suuceur inaltérable,
Son zèle, sa charité, > Sa clémence et sa bonté,
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Jésus croît, et plus ses ans Hâtent leur accroissement, Plus l’adorahle sagesse,
Qui réside en lui sans cesse, Dévoile aux yeux des humains L’éclat de ses traits divins.
Combien en est-il, hélas!
Qui, loin de suivre ses pas, er. Vont, croissant de vice et en vice, Aboutir au précipice !
Heureux, seul heureux qui prend Pour guide Jésus enfant !