‹ Recueil de cantiques à l'usage des missions, retraites et catéchismes [microforme]Chapitre 167 sur 237 · LES MYSTERES DE LA PASSION DE. N. S. JESUS- CHRIST · texte numérisé non relu

LES MYSTERES DE LA PASSION DE. N. S. JESUS- CHRIST

Sur l'air: Contemplons du Sauveur la cruelle agonie.

Esr-ce vous que je vois, ô mon maître adorable !

Pâle, abattu, sanglant, victime des douleurs ?

Falloit-il, à ce prix, racheter un coupable,

Qui même à votre sang ne méle point ses pleurs? Te

Judas vous livre aux Juifs, dans sa fureur extrème ; ; do tn Peut-il à cet excès, le traître, vous haïr ? Hs

Comme lui, mille fois, je dis que je vous aime, Et je ne rougis pas, ingrat, de vous trahir.

On vous charge de fers, innocente victime,

Peuple, et prètres, et rois, tous s’arment contre vous.

Si le ciel est si lent à venger un tel crime,

C'est votre amour, Jésus! qui suspend son courroux.

On vous couvre d'affronts, on vous raille, on vous frappe ;

Mébpris, soufilets, crachats, rien ne peut vous aigrir :

Nul murmure secret, nul slot pe youséchappe;

Et moi, sans éclater, je ne puis rien souffrir.

O barbare fureur! dans son sang un Dieu nage, Sur lui mille bourreaux, s'acharnent tour-itour:

Ils redoublent leurs coups, ils épuisent leur rage; Mais rien ne peut jamais affoiblir son amour.

Quand j je vois mon Sauveur, mon chef et mon modèle,

Ceini ee bandeau sanglant d’épines de dou- -. leurs;

Combien si rougir, lâche, infâme, inf-

“Phee re eme plonger dans le sein des dou-

8 vous aime, s trahir.

victime, ment contre

1 crime,

suspend son us raille, on e peut vous

uséchappe; An souffrir.

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De RU D og 5 re. 7” ë . 3 %

Quel speciale effrayant; Ô ciel! quelle justice!

Jésus, quoique innocent, en croix meurt attaché.

Un Dieu juste, un Dieu bon ordonne ce suplice ; Jugez de là, mortels, quel mal est le péché.

Votre fils expirant, entre vous et la terte, dé

Est comme un mur, grand Dieu, qui pare à tous vos Coups ;

S'il vous plaît de nous perdre, il faut que le tonnerre

Frappe ce fils chéri pour venir jusqu’à nous.

Tu le vois mort, pécheur, ce Dieu qui t'a fait naître ; d Est)

Sa mort est ton ouvräge, elle est et ton appui.

À ce trait de bonté tu dois au moins connoîïtre,

Que s’il est mort pour toi, tu dois vivre pour lui.

O victime d'amour! ô noble sacrifice!

O sanglante pa ! Ô cruelles rigueurs!

O trépas bienheureux! salutaire supplice !

k Vous ferez à jamais l'entretien de no$ cœurs.

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