‹ Recueil de cantiques à l'usage des missions, retraites et catéchismes [microforme]Chapitre 195 sur 237 · I. e* Sur l'air: Jeunes amans, cueillez des fleurs · texte numérisé non relu

I. e* Sur l'air: Jeunes amans, cueillez des fleurs

Aus de Dieu, qui, dans les cieux, Possédez une même gloire,

D'un mème accord, en ces bas lieux, Nous cél‘brons votre victoire.

Les méchans éternellement

Seront plongés dans les supplices ;

Et vous, perpétuellement,

D'un Dieu vous goûtez les délices. (bts.)

Pour des travaux courts et légers,

Ah! quel bonheur inexprimable !

Vivre, sans troubles, sans dangers, Dans une paix inaltérable,

C’est là votre sort pour toujours;

Ah! qu’il est doux! qu'il a de charmes !

Pour nous, dans ces tristes séjours, Nous gémissons dans les larmes. (bis.)

Ah ! quand viendra-t-il, l’heureux jour Qui doit mettre fin à nos peines?

Quand vous verrons-nous, Dieu d’amour ?

Quand viendrez-vous rompre nos chaînes ?

O vous, ses saints, qüi, dans le port

Ne craindrez jamais le naufrage, Obtenez-nous un même sort:

Que le ciel soit notre héritage! (bis.)

Sur l'air: Mon destin auprès de Climène; ou, Heureux séjour, &c,

Quris accords! quels concerts augustes !

Quelle pompe éblouit mes yeux !

Fait silence. a l'aspect des justes,

O terre ! entends le chant des cieux.

armes !

S LC] (bis.)

x jour

d'amour ?

chaînes ?

| rt

(bis.)

e; ou, Heu-

ugustes !

O divine, à tendre harmonie !

Les saints dans des transports d’amour,

Chante la grandeur infinie Du Dieu dont ils forment la cour.

Quel spectacle! un Dieu, sans nuage Se montre aux yeux des bienheureux ; Ils contemplent de son visage \ Les traits sereins et lumineux.

Le Seigneur transporte leur ame Par les plus saints ravissemens; La sainte ardeur qui les enflamme Les nourrit de feux ranaiïssans.

Je vois à l’ombre des aîles,

Ces saints, dont l’éloquente voix Confondit les esprits rebelles Et donna les leçons aux rois.

De la nouvelle Babylone :

Les martyrs, ces tendres vainqueurs, Sont assis au pied de son trône,

Le front ceint d’immortelles fleurs,

Les vierges, ces tendres victimes Du chaste amour de leur époux, Demandent grace pour nos crimes, Et nous dérobent a ses coups.

Que nos voix, ici-bas, s’unissent A leurs concerts mélodieux:;

Servons le maître qu'ils bénissent, En suivant:-leurs-pas glotieux., .

Seigneur, arrète:Jà fure:.. :..., De l'enfer armé :contré‘oùs:

Si tu perdis pour tous la vie, Tu fis aussi le ciel pour tous.

Daïigne nous rendre l’héritage

Que tu promis à notre foi :

Ah! c’est languir dans l’esclavage Quede vivre éloigné de toi.

Au trône du Dieu-de clémence, :

Vous tous, saints, portez notre encens;

Veillez sur notre foible enfance, Conservez nos jours innocens.

DIALOGUE ENTRE LES HABITANS DU CIEL ET CEUX DE LA TERRE, Sur l'air : Or, nous dites, Marie, &c.

Demande.

D séjour de la gloire, . Bienheureux, dites-nous, ‘Après votre victoire, Quels: biens possédez-vous ?

< | Réponse.

Ces biens sont ineffables; Le cœur n’a point compris

Quels trésors admirables Dieu garde à ses amis.

D. Mais daignez nous instruire Du prix de vos vertus; Dites ce qu’on peut dire .

Du bonheur des élus.

ZR. Loin du trouble et des larmes, Véir, aimer le Seigneur, En jouir sans alarmes,

e C’est là notre bonheur.

D. Martyrs, dont le courage | Triompha des bourreaux, Icens; Quel est votre partage Après de si grands maux?

R. Tous, la couronne en tête, La palme dans les mains, | Nous chantons la conquête U CIEL ET Du Sauveur des humains.

ben D. Docteurs, fameux oracles,

Interprètes des cieux:

Par quels nouveaux miracles Dieu frappe-t-il vos yeux ?

R. Ah! quel bonheur extrème, D'’aller, en sûreté, Dans le sein de Dieu mème Puiser la vérité!

D. Vous, humbles solitaires, Que l’Egypte a produits,

De vos travaux austères Quels sont énfin les fruits?

R. Pour tous nos sacrifices Et nos saintes rigueurs, Un torrent de délices Vient inonder nos cœurs,

D. Vous, qui du riche avare Eprouviez les piquer, Compagnons de Lazare, Quelles sont vos douceurs?

R. Nous sommes à la table Du roi de l’univers; Le riche impitoyable Est au fond des enfers.

D. Et vous, qu’un pain de larmes Nourrissoit chaque jour, Quels sont pour vous les charmes Du céleste séjour ?

R. Une main secourable Daigne essuyer nos pleurs ; Un repos désirable Succède à nos douleurs.

D. Mais quelle est la durée D’un:si charmunt repos ?

Dieu l’a-t-il mesurée Sur celle de vos maux?

R. Dieu, qui de nos souffrances ‘ Abrégea les momens,

Veut que ses récompenses Durent dans tous les tems.

D: Ah! daignez nous apprendre, En cet exil cruel, Quelle route il faut prendre Pour arriver au ciel.

BR. Si vous voulez nous suivre, Marchez en combattant, Et, sans cesser de vivre, Mourez à chaque instant.

D. Mais la peine est extrème ; Comment vivre toujours En guerre avec soi-même, Et mourir tous les jours ?

R. Si la mort est affreuse,

mes Le terme est plein d’appas ; Une couronne heureuse, darmes Pour de legers combats.

Page 1