‹ Recueil de cantiques à l'usage des missions, retraites et catéchismes [microforme]Chapitre 197 sur 237 · PARAPHRASE DU LIBERA · texte numérisé non relu

PARAPHRASE DU LIBERA

* Derivre-moi, Seigneur, de la mort éter-

nelle, Et regarde en pitié mon ame criminelle, Languissante, étonnée et tremblante d’effroi : Cache-la sous ton aîle au jour épouvantable, Quand la terre et les cieux s’enfuiront devant toi, En te voyant si grand, si saint, si redoutable.

Tu paroîtras alors en ta majesté sainte,

Pour juger ce grand tout, qui frémira de crainte,

En le renouvelant par tes feux allumés;

Jour cruel, jour de deuil, de troubles, de misères,

De clameurs, de sanglots, de soupirs enflammés,

De grincemens de dents, et de larmes amères.

Hélas ce sombre jour, s’offrant à ma pensée,

D'’épouvante et d’effroi rend mon ame glacée ;

Toute ma force éteinte, et mon sang tout brûlé.

Je frisonne d'horreur, et tombe de foiblesse

Mon esprit de frayeur est si fort désolé,

Que je ne puis erter au fort de ma tristesse.

‘Dans ce dernier des jours, si ta colère extrème

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Hélas! que deviendront ceux qui sont réprouvés ?

Où fuiront les pécheurs ta vengeance implacable?

Et si même le juste est à peine sauvé,

Où paroîtrai-je alors moi qui suis si coupable ?

Que ra grand Dieu! que me faudra-t-il faire ;

Rien ne sera pour moi, tout me sera contraire;

Je verrai mon péché s'élever contre moi ;

Mon juge est juste et saint, je suis plein d’in- Jjustices ;

Moi, rebelle sujet, vis-a-vis de mon roi;

Mon roi brillant de gloire, et moi noirci de vices.

Une voix éclatante et partout entendue,

De la terre et des cieux embrasse l’étendue : O vous, morts! levez-vous, nourriture des vers, Laissez vos monumens, renrenez la lumière:

L’Eternel vient des cieux’ juger l'univers Sortez pour écouter sa volonté dernière.

Seigneur, qui créas tout, et qui peut tout

détruire,

Qui m'as formé de terre, et qui dois m'y réduire,

Souviens-toi que tom sang m'a sauvé de la mort.

Au grand jour, où mon corps, malgré sa pourriture, ,

Sortira du tombeau, prends pitié de mon!sort,

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