‹ Recueil de cantiques à l'usage des missions, retraites et catéchismes [microforme]Chapitre 198 sur 237 · PRES · texte numérisé non relu

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Et n’arme point ton bras contre ta créature.

Exauce, exauce, Ô Dieu! mon ardente prière,

Détourne loin de moi le poids de ta colère ;

Que je puisse en ce jour; implorer ta faveur,

Ouvre-moi d'Abraham le sein si désirable ;

Sois alors, et mon père, et mon tendre Sauveur.

Et prononce un arrêt qui me soit favorable.

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COMPLAINTE SUR LE PURGATOIRE, Sur l'air : Lu vérité succède à l’ombre.

Reronpez, ame gémissante,

Ame si chère au Dieu Sauveur, Qui, docile autant que souffrante, Respirez amour et douleur;

Qui vous entraina dans l’abime

Où l’on sent un cruel tourment?

Et, dans vos maux, qui vous ranime De l'espoir le plus consolant ?

Chrétiens, n’hésitez pas à croire

; Combien mon sort est malheureux.

Les tortures du purgatoire Pour nous sont autres que ses feux.

Ici, ma misère est extrème ; Mon Dieu ne me tend plus la main.

Je vis pour vous, beauté suprème!

Je vis; mais non dans votre sein.

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Si l’état affreux qu

Du ciel vous dépeint la rigueur,

J'aime, et je ne cesserai d'aimer ; J'aime, et je ne saurois vous rendre Ce que Dieu fit pour me charmer.

Sur chacun des jours de ma vie

Il versa ses dons abondans;

Il me promettoit la patrie

Pour prix des plus doux sentimens.

Mon fils, me disoit-il sans cesse, Aime, et j’assurerai ton sort,

Aime un bon père; sa tendresse

Te conduira bientôt au port.

Je ne fus pas toujours fidèle,

Je négligeai quelque devoir; Tardant de suivre mon modèle, Je nourrissois un vain espoir :

Je comptois sur ma pénitence, Je voulois pleurer et gémir; Dieu! pour obtenir ta clémence, Je promettois de me punir.

J’en fis trop peu: l’aimable père, L’ineffable consolateur,

Enfin parut un Dieu sevère,

De ses justes droits le vengeur ; De mes jours il tranche la trame; À son tribunal souverain

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Il appelle et'coi mon ame, Mais non eomméJägerinhumain.

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Plus il est bon dans sa justice,

Et plus mon cœur est abattu, Plus il ressent l’affreux supplice, Dieu clément ! de t'avoir déplu.

Oh! quand finira mon martyre?

Quand te verrai-je, saint époux ?

Quand mon ame, qui tant soupire, Aura-t-elle un aspect si doux ?

Sois touché de mon infortune,

Des maux cruels que je ressens ;

Loin de me juger importune,

Ecoute mes tristes accens.

Chrétien, pour moi sois donc un frère, Sois un père, un consolateur;

Que le tableau de ma misère

Te préserve de mon malheur.

Cherchons à peupler la patrie

Des tendres amis du Seigneur ; Rouvrons-leur la source de vie, Rendons-leur un père, un Sauveur.

Si, comme juge, il les repousse

De l’aimable et divin séjour,

Cette rigueur en rien n’émousse Pour eux l’aïdeur de cette amour.

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