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Et n’arme point ton bras contre ta créature.
Exauce, exauce, Ô Dieu! mon ardente prière,
Détourne loin de moi le poids de ta colère ;
Que je puisse en ce jour; implorer ta faveur,
Ouvre-moi d'Abraham le sein si désirable ;
Sois alors, et mon père, et mon tendre Sauveur.
Et prononce un arrêt qui me soit favorable.
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COMPLAINTE SUR LE PURGATOIRE, Sur l'air : Lu vérité succède à l’ombre.
Reronpez, ame gémissante,
Ame si chère au Dieu Sauveur, Qui, docile autant que souffrante, Respirez amour et douleur;
Qui vous entraina dans l’abime
Où l’on sent un cruel tourment?
Et, dans vos maux, qui vous ranime De l'espoir le plus consolant ?
Chrétiens, n’hésitez pas à croire
; Combien mon sort est malheureux.
Les tortures du purgatoire Pour nous sont autres que ses feux.
Ici, ma misère est extrème ; Mon Dieu ne me tend plus la main.
Je vis pour vous, beauté suprème!
Je vis; mais non dans votre sein.
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e prière,
olère ;
a faveur,
able ;
dre Sau-
orable.
bre.
Si l’état affreux qu
Du ciel vous dépeint la rigueur,
J'aime, et je ne cesserai d'aimer ; J'aime, et je ne saurois vous rendre Ce que Dieu fit pour me charmer.
Sur chacun des jours de ma vie
Il versa ses dons abondans;
Il me promettoit la patrie
Pour prix des plus doux sentimens.
Mon fils, me disoit-il sans cesse, Aime, et j’assurerai ton sort,
Aime un bon père; sa tendresse
Te conduira bientôt au port.
Je ne fus pas toujours fidèle,
Je négligeai quelque devoir; Tardant de suivre mon modèle, Je nourrissois un vain espoir :
Je comptois sur ma pénitence, Je voulois pleurer et gémir; Dieu! pour obtenir ta clémence, Je promettois de me punir.
J’en fis trop peu: l’aimable père, L’ineffable consolateur,
Enfin parut un Dieu sevère,
De ses justes droits le vengeur ; De mes jours il tranche la trame; À son tribunal souverain
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Il appelle et'coi mon ame, Mais non eomméJägerinhumain.
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Plus il est bon dans sa justice,
Et plus mon cœur est abattu, Plus il ressent l’affreux supplice, Dieu clément ! de t'avoir déplu.
Oh! quand finira mon martyre?
Quand te verrai-je, saint époux ?
Quand mon ame, qui tant soupire, Aura-t-elle un aspect si doux ?
Sois touché de mon infortune,
Des maux cruels que je ressens ;
Loin de me juger importune,
Ecoute mes tristes accens.
Chrétien, pour moi sois donc un frère, Sois un père, un consolateur;
Que le tableau de ma misère
Te préserve de mon malheur.
Cherchons à peupler la patrie
Des tendres amis du Seigneur ; Rouvrons-leur la source de vie, Rendons-leur un père, un Sauveur.
Si, comme juge, il les repousse
De l’aimable et divin séjour,
Cette rigueur en rien n’émousse Pour eux l’aïdeur de cette amour.