A RETRAITE
95 L1 [: Accourez, peuple fidèle, | ÉT à la mission;
Pour une mission
Le Seigneur qui vous appelle, Veut votre conversion.
Trop long-temps, hélas! le crime
Vous a blessés de ses traits;
Qu'un saint désir vous anime
A le bannir pour jamais.
Quittez, &c. ou Accourez, &c.
Sur vous il fera reluire | Une céleste clarté; à 140 1 Dans vos cœurs il va produire La feu de la charité, eo Quittez, &c. ow Accourez, &c.
Sans tarder, changez de vie; ; Sur vos maux pleurez, pécheurs :
L’Ésprit-Saint vous y convie ; N’endureissez pas vos cœurs.
Quittez, &c. ou Accourez, &c.
Quel bonheur inestimable, Si, plein d'un Li de M De son état déplorable.
Le pécheur voulait sortir !
Quittez, &c. où Accouréz, &e.
Ah! Seigneur, pat votre grâce, Opérez ce changement; #T :
De nos cœurs fondez la glace ; Qu'on vous aime constamment.
Quittez, &e, vu Accourez, &c.
MEME SUJÈT
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Praisrms inouis, | Paix la plus parfaite, Ce sont-la tes fruits, Charmante retraite; Monde, je romps tes liens, Pour goûter de si grands biens,
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C’est dans ce saint lieu, Que le’ciel m'appelle; .
Pour plaire à mon Dieu, J'y cours avec zèle ;.
C’est là que mon rédempteur, Veut-s’ässurer de mon cœur.
ue : : Précieux séjour !
| Aimable retraite !
Ici, chaque jour, Sans être distraite, Mon âme, dans son Sauveur Trouvera tout son bonheur.
De mon: Créateur
J’y vois la puissance, »:De mon ‘Rédempteur L’insigne.clémence,, ::
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Et de mon juge irrité La sévère autorité.
D'un air menaçant J1 me parle, il tonne; Ce Dieu tout-puissant M'éblouit, m'étonne :
]1 m ‘apprend ses saintes lois ; Mes yeux s'ouvrent à sa voix.
Mes crimes éonslieniqt:
S’offrent à ma vue ; Ah ! qu’ils sont offreux !
J’en ai l’ame émue ; Je ne vois que châtiment, Si je ne change à l'instant.
Du pécheur mourant
L'image effrayante
Du juge puissant
La voix foudroyante, :
Trouble mon cœur tour à tour, Et m’alarment nuit et jour.
L'enfer, à mes yeux, | Sous mes pieds s’entr'ouvre; Mille maux affreux Ma foi m’y découvre :
Ah ! trop tard j'ai médité
La terrible éternité. 0 | if |
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Je frémis des coups:
i 29 DATI de D'un Dieu dx PR NE TETE
Pur nc He ||
Mais, ciel!. qu’il est doux !
Qu'il se rend aimable !
Quand, par un vrai à is On veut à lui revenir !
Touché de mes pleurs Mon Dieu me pardonne; De mille faveurs Sa main me couronne : Quelle ineffable bonté ?
Ah ! j’en suis tout transporté.
Heureux les chrétiens Qui, dans la retraite, Font de tous ces biens:
L’heureuse conquête, Qui par un prompt changement, Se font un sort si charmant !
Venez tous, pécheurs, Fi Venez aux retraites, '
Goûter des donceurs Pures et parfaites, ?
Venez laver dans vos pleurs, De vos crimes les horreurs.
Dsserr! de ton profond silence Que j'aime l’agréable horreur ! Re J'y sens de mon Dieu la présence ; p “ei Ah! que ce lieu a de douceur! | Loin*dé mon Dieu, la bonté même, S
di \ VE ts ( L À
J'errais toujours triste et flottant ; Enfin, j'ai reconnu que sans le bien suprême Un cœur ne peut vivre content. (bis.)
Le monde m’a trop fait la guerre ;
Je hais ses biens pernic: ax:
Enfin, dégagé de la terre,
Tous mes soupirs sont pour les cieux.
Quel doux plaisir, après l’orage,
De voir son vaisseau dans le port, Echappé des dangers d’un funeste naufrage !
Ah! que je dois bénir mon sort! (bis.)
O Dieu! que votre amour est tendre!
Est-il un plus charmant vainqueur ?
Peut-on de ses traits se défendre ?
Ah! je me perds en sa doueeur ?
Je goûte enfin la prix profonde,
Après mon retour au Seigneur; .
Fuyez, biens séducteurs, fuyez plaisirs du
monde, | k cor
Je trouve enfin le vrai bonheur. (bis.)
ent,
Prends part à l’ardeur qui m’enflamme, Echo de cet heureux séjour; :
Va dire à l’époux de mon ame,
Que je languis pour lui d’amour, Venez, pécheurs, ce Dieu vous aime,
Sa voix vous appelle; il est temps, Rendez-vous aux attraits de sa tendresse extrème, 19" 1558
Si vous voulez vivre contens.. (bési):> :: À
DTA —
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Qu'il lance ses ardentes flèches, Ses coups sont pour moi des faveurs ; Qu'il fasse à mon cœur mille brèches ; Il me ravit par ses rigueurs.
Je veux toujours chanter sa gloire ; Je veux publier ses bienfaits ;
Au céleste séjour, pour prix de ma victoire, Il comblera tous mes souhaits. (bis.)
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nv Travarrzez à votre salut, Quand on le veut, il est facile :
Chrétiens, n’ayez point d'autre but; Sans lui tout devient inutile.
Sans le salut, pensez-y bien ;
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Tout ne vous servira de rien. ; A quoi peut servir le bonheur, À La santé, la plus longue vie, | es. biens, les plaisirs, et l'honneur, Dont elle peut être remplie ?
Sans le salut, &c.
Que sert de gagner l'univers, Dit Jésus; si l’on perd son ame, Sur Et s’il faut au fond des enfers, :
Brûler-dans l’éternelle flamme ? | Fi Sans le salut, &c. [e , Nou Et1
Rien n'est digne d’empressement, Si ce: n’est la vie éternelle : Hél
ut ;
Tout le reste est amusement Tout n’est que pure bagatelle.
Sans le salut, &c.
O! que l’on perd, en le perdant !
On perd le céleste héritage :
Au lieu d’un bonheur si charmant,
On a enfer pour partage Sans le salut, &c.
C'est pour toute une éternité,
Qu'on est heureux ou misérable :
Que devant cette vérité,
Tout ce qui passe est méprisable !
Sans le salut, &c.
Grand Dieu, que tant qué : nous vivrons, Cette vérité nous pénètre! . .
Ab ! faites que nous nous sauvions, :
À quelque prix que ce puisse être, . Sans le nn &e. : uk v