SUR LES OISEAUX
Sur l'air : Jusque dans la moindre chose.
Benissez le divin maître,
Oiseaux qui peuplez les airs :
Seul votre auteur, il doit être :
L'objet seul de vos concerts,
CHAN | HATIRIE | | b | |
Devenez les interprètes Des êtres inanimés ; Prètez à leurs voix muettes
Tous les sons que vous formez. À La fraîcheur de vos feuillages, Au L’écho qui redit vos chants, Re
Vos retraites, vos ombrages, : Le
De sa main sont des présents.
Il émaille vos plumages ;
Il vous enrichit d’appas ;
Il vous donne vos ramages ;
Ne le chanteriez-vous pas!
Bénissez, &c. :
Quand le jour, à la nature Rendant ses vives clartés, Vient de toute créature Vous dépeindre les beautés ; Du Seigneur, à vos bocages Racontez les doux bienfaits ; Dites-leur que ses ouvrages
Près de lui sont sans attraits. Bat Quand la nuit étend ses voiles Br Sur la terre et sur les cieux, Dite Et sa les feux des étoiles D Se dérobent à nos yeux ;
Apprenez aux rives sombres, Doux Aux collines d’alentour, Ou tou Que c’est lui qui fit les ombres, Et que Comme la splendeur du jour. Vous
‘Quand le jour, &e.
Echappés de vos asiles,
Dans un jour brillant et pur, Quand par vos efforts agiles Du ciel vous bravez l’azur ; Annoncez au loin sa gloire Aux êtres de l’univers; Remplissez de sa mémoire Le vuide immense des airs.
Quand, de vos aîles légères
Suivant le rapide effort,
Vers des rives étrangères
Vous tentez un autre sort ;
N'y. volez que pour étendre :
Sa puissance et sa grandeur ;
N'y chantez que pour apprendre
Son amour et sa douceur.
Echappés, &c.
Sur l'air : Quand le péril est agréable.
Bexissez le Seigneur suprême, Petits oiseaux, dans vos forêts :
Dites, sous ces ombrages frais;
‘ Dieu'mérite qu’on laime.
Doux rossignols, dites de wéens, Ou tous ensemble, ou tour-à-tour P Et que les échos d’alentour.
Vous répondent: qu’on l'aime.
Triste et plaintive tourterelle, Bénissez Dieu, rien n’est si doux.
Je devrois plus gémir que vous;
Mais je suis moins fidèle.
Paissez, moutons, en assurance, Et bénissez le bon pasteur. Fa Voit-il en moi votre douceur ?
Ah! quelle différence!
Tendres zéphirs qui, dans nos plaines,
Murmurez si paisiblement ;
Bénissez-le, chaque moment, Par vos douces haleines.
Eatre ces deux rives fleuries,
Bénissez Dieu, petit ruisseau;
Tout passe, hélas ! comme votre eau Passe dans ces prairies.
. Que c Disoi À Dans ces beaux lieux tout est fertile, Site + J’y vois des fruits, j’y vois des fleurs ; er Je le dis, en versant des pleurs :
Je suis l’arbre stérile. KT Fleuvi | j Vers c Voici ce que je veux écrire Chang Sur l’écorce de ces ormeaux, J'offen Sur ces feuilles, sur ces rameaux :
Seigneur, qu’on vous admire! Comm Pressé Charmantes fleurs, un jour voit naître Ainsi : Et mourir cet éclat si doux ; Adc
Je mourrai bientôt après vous:
Plus tôt que vous, peut-être.
Je vois brûler l’aimable étoile
Qui luit le matin et le soir ?
Mon Dieu! quand pourrai-je vous voir Face à face et sans voile
Mer en courroux, mer implacable, | Je dois bien craindre le Seigneur :
nes, D Ainsi que vous, dans sa fureur,
Il est inexorable.
Tonnerre, éclairs, bruyante foudre, Marquez son pouvoir, sa grandeur; Dieu peut confondre le pécheur
Et le réduire en poudre:
au Que ce grand fleuve dans sa course, Disois-je, un jour, pléin de ferveur,
le, Si je vous offense, Seigneur,
di emonte vers sa source ?
Fleuve, coulez avec vitesse
Vers cet endroit d’où vous partez:
Changez de cours, et remontez ; J'offense Dieu sans cesse. .
Comme le cerf court aux fontaines, Pressé de soif et de chaleur; tre Ainsi je vais à vous, Seigneur ; Adoucissez mes peines. ‘ : :::!:°
Que le soleil et que Paurore,
Les campagnes et les moissons,
Les rivières et les poissons, Qu’enfin tout vous adore !
Rem nd mes RS
Dieu tout-puissant, en qui j'espère, Soyez toujours mon protecteur :
Je suis un ingrat, un pécheur, Mais vous êtes mon père.
e XI.