XXXVII. LE
SUR LES VAINES OCCUPATIONS DES GENS DU MONDE. Appro:
Sur l'air: Montagnes de qui l'audace. Prene:
w Que charme vainqueur du monde 0 sage | Vers Dieu m’élève aujourd’hui ? Fit écl Malheureux l’homme qui fonde Posa s
Sur les hommes son appui ! La ter
Leur gloire fuit et s’efface Tu dis
En moins de tems que la trace Et tou
Du vaisseau qui fend les mers, Dans |
Ou de la flèche rapide, Avant
Qui, loin de l'œil qui la guide, Et qui
Cherche l'oiseau dans les airs. Jusqu’
De la sagesse immortelle Le Ve
La voix tonne et nous instruit ; Laissa
Enfans des hommes, dit-elle, De vos soins quel est le fruit ?
Par quelle erreur, ames vaines, Du plus pur sang de vos veines Achetez-vous si souvent,
Non un pain qui vous repaisse, Mais une ombre qui vous laisse Plus affamés que devant?
Le pain que je vous propose Sert aux anges d’aliment ;
Dieu lui-même le compose
De la fleur de son froment.
C’est ce pain si délectable,
Que ne sert point à sa table
Le monde que vous suivez :
Je l'offre à qui veut me suivre:
Approchez. Voulez-vous vivre?
Prenez, mangez, et vivez.
O sagesse ! ta parole
Fit éclore l’univers ;
Posa sur un double pôle
La terre au milieu des airs.
Tu dis, et les cieux parurent, Et tous les astres coururent Dans leur ordre se placer.
Avant les siècles tu règnes; Et qui suis-je, que tu daignes Jusqu’à moi te rabaisser ?
Le Verbe, image du Père, Laissa son trône éternel,
Et d’une mortelle mère Voulut naître homme et mortel:
Comme l’orgueil fut le crime Dont il naissoit la victime,
Il dépouilla sa splendeur;
Et vint pauvre et misérable, Apprendre à l’homme coupable Sa véritable grandeur.
L'ame heureusement captive Sous ton joug trouve la paix, Et.s’abreuve d’une eau vive
Qui ne s’épuise jamais.
Chacun peut boire en cette onu, Elle invite tout le monde:
Mais nous courons follement Chercher des sources bourbeuses, Ou des citernes trompeuses, D'où l’eau fuit à tout moment.