INSTABILITE DES CHOSES HUMAINES
Sous le firmament Tout n’est que changement, To: passe:
Ainsi que sur la glace Le monde va roulant, Et dit en s’écoulant:
Tout passe.
C'est la vérité ; Hormis l'éternité Tout passe :
Profitons de la grâce ; Le tems est précirux, ds devant nos yeux out passe.
Les charges, les rangs, Les petits et les grands, Tout passe:
D'autres prennent la place, Et s’en vont à leur tour ; Dans ce mortel séjour, Tout passe.
Comme le vaisseau Qu'on voit flotter eur l’eau, Tout passe:
Il n’en est plus de trace; Ainsi vont les honneurs, Les biens et les grandeurs:
Tout passe.
Jeunesse et beauté, Plaisirs, force et santé,
Tout passe ; à Tout flétrit, tout s’effacé, Comme la fleur des champs. .
Tout suit le cour du tems: ”
Tout passe.
WA
è Lu HEURE
Lu
jt Nos pas sont comptés, | Nos momens limités ; Tout passe: | Et, quoique l’homme fasse, , Ses jours s’en vont coulant Plusyite qu'un torrent;
out passe.
pr Tel est notre sort, Il faut que par la mort Tout passe :
Le.juste qui trépasse, Dans un heureux repos Qu Voit la fin de ses maux:
Tout passe.
Mais pour le pécheur, Hélas! pour son malheur Tout passe:
Et tout change de face ; Dans ces derniers. momens, Excepté les tourmens, Y l'out passe.
Dieu punit le mal,
Et par son tribunal Par d Tout passe:
Afin d'y trouver grâce, Ea
Dégageons notre cœur De ce monde trompeur: | Tout passe.
Heureux le passant :
Qui va toujours pensant:
Tout passe :
Oh! qu'elle est efficace Contre la passion Cette riflexion, Tout passe !
XXX1X, TA Sur l'air : Calmons nos craintes.
T'enwpre jeunesse, Que votre tendresse, Que votre cœur
Soit tout pour le Seigneur.
Heureux qui l'aime Lui seul dès le bercéati mème !
En l’aimañt toujours, On n’a que de beaux jours ,
Je te déteste,
Volupté funeste, atal poison, Qui séduis ma raison.
Tu nous enchantes Par des images riantes; | Maïs que tes douceurs Entraînent de malheurs !
Grandéhra mondaînes, Que vous êtes vaines! 7" De vos appas
NT k: }| j N || 1h NOT ER 180
Que je fais peu de cas!
Dans votre pompe Tout nous plait, mais tout nous trompe.
C'est un faux brillant Que dissipe un instant.
Biens méprisables, Trésors périssables, Par quelle erreur Abusez-vous le cœur!
Combien de vuide Trouve dans vous l’homme avide ! Plus il vous connoîit, Moins il est satisfait.
Dieu, seul aimable, Seul bien véritable,, De notre cœur Peut faire le bonheur, Heureuse l’âme, Qu'il embrûse de sa flamme !
Lui seul peut charmer Des cœurs fait pour l'aimer.
Jésus aimable !
Sauveur adorable | Rien n’est si doux.
Que de n’aimer que vous.
Oui, je vous aime Plus que tout, plus que moi-même:
on cœur, Sans retour, Vous donne son amour.
'Ompe; Ruisseaux et fontaines, L'amour de nos plaines, Bénissez, seul, à jamais, | L’auteur de nos bienfaits, | Ruisseaux et fontaines, L'amour de nos plaines, | Bénissez, seul, à jamais, Le Dieu qui vous a faits. Jin.
Coulez, murmurez, Pour lui rendre gloire:
Portez sa mémoire Aux bords ignorés.
Ruisseaux, &c.
Votre onde naissante, Croissante, Fuyante, Qui baigne ces lieux enchantés ; Vos rivages, Vos ombrages, Vos flots argentés, Tout peint ses beautés.
Ruisseaux, &c.
Sur l'air: Divin Sauveur, enfant pasteur.
Fausses douceurs,
. Plaisirs trompeurs,
Séduisante chimère!
Oui, pour jamais, À vos attraits
Je fait l'udieu sincère.
Vous nous plaisez,
Nous amusez,
Mais, hélas! vous nous abusez; Vos plus beaux jours
Eurent toujours Plus d’un épais nuage.
Plus on vous fuit, Et plus on suit
Le vrai bonheur du sage.
De vos biens les foibles lueurs S’échappent comme des vapeurs;
Et les malheurs, L’effroi, les pleurs, Les vers rongeurs, Et l’enfer même,
Sont le prix de qui vous aime.
Fausses douceurs, &c.