A SAINT LOUIS DE GONZAGUE (IV
Tempo di marcia. # — 8*. Quid hoc ad æternitatem ?
T. Refrain.
LES SAINTS
jà l’K -tvr-ni - té; Ton do - maine et ta pa-
tri - e. C’est dé - jà l'K - ter - ni - té!
Le néant qui t’environne T’otfre sa félicité;
Mais qu’importe la couronne Au prix de l’Éternité?
Les honneurs sont un mirage :
Il te faut la vérité;
Il te faut par tc>n courage ) . .
Conquérir l’Éternité. S 0is‘
Dieu te dit : Veux-tu me suivre Dans l’obscure pauvreté?
Jeune encor ton cœur se livre Au Roi de l’Éternité;
Tu veux, dans sa Compagnie, Enchaîner ta liberté.
Et porter sa croix bénie ) , .
Pour gagner l’Éternité. \ bis'
Vole au ciel... adieu la terre Où tu meurs par charité t Ton martyre volontaire Va t’ouvrir l’Éternité...
Garde notre cœur sans tache.
Donne-lui ta piété;
Qu’il t’imite et qu’il s'attache ) , .
4 1a AirnWit I V ^ ^ i
A la seule Éternité l
Bientôt le dégoût de la terre Se fait plus ardent dans son cœr r :
Il fuit, mendiant volontaire,
Pour n’ètre ici- bas qu’au Seigneur.
Il fuit des douceurs éphémères ,
Il fuit des délices d’un jour ;
Sans crainte d’humaines colères,
11 donne à Dieu seul son amour.
Privé de la Manne divine ,
L’enfant défaillait en chemin ;
Du ciel Jésus vient dans l'Hostie Havir le pieux pèlerin.
Tressaille, petite Phalange Qui portes le nom de Jésus ;
La Vierge t’amène cet ange,
Blanc Iis" du jardin des Elus.
Bientôt , jour de joie ineffable.
L’enfant est à Dieu pour jamais :
Aux pieds de son Maître adorable, 11 goûte l’amour et la paix.
Mais non , s’embrasant davantage , Au feu des célestes amours,
11 veut voir son Dieu sans nuage , L'aimer dans le ciel pour toujours.
Il jette un regard vers sa Mère :
« O Mère, dit-il, ah! prends-moi; Mon cœur est lassé de la terre ;
Au ciel prends* moi vite avec toil *
Marie entendit sa prière,
Du haut du séjour éternel...
Et l’ange, abaissant sa paupière, S’envole joyeux vers le ciel.
LES SAINTS
Marcia J = 80.
rt7— C-