‹ Recueil de cantiques et de chants latinsChapitre 3 sur 356 · LA FIN DE L'HOMME · texte numérisé non relu

LA FIN DE L'HOMME

teur ; Fils du né - ant, pourquoi tant d’cs-pé-ran-ee, Fils d’un Pieu

Refrain. T. mf .

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bon , pour- quoi tant do dou - leur? C’est vous, Sei-

voir, C’est l’es-poir, c’est l'es

poir

de notre à - me.

LES FINS DERNIÈRES

A la raison cette énigme résiste ;

Mon cœur s’étonne , et mon esprit se tait : C’est que la vie est un mystère triste Dont la foi seule enseigne le secret.

Au cœur humain le désir est immense :

C’est la douleur d’un ange dans les fers ; Captif du temps , son àme au loin s’élance Hors des confins de l’étroit univers.

Il n’est ici que frivoles chimères :

En vains désirs s’épuise notre espoir ;

Nous poursuivons des rêves éphémères, Mais le vrai bien, nous ne saurions l’avoir.

Je vois là-bas du rapide nuage

L’ombre obscurcir l’azur brillant des flots...

Tels nous passons, chassés par un orage...

Sous d’autres cieux se trouve le repos.

De jour en jour, de rivage en rivage Nous nous hâtons, sans trêve, sans retour; Même la mort pour nous est un passage ;

A cette nuit doit succéder le jour.

Ah ! saluons cette halte dernière ,

Ce sombre écueil qu’on nomme le tombeau :

Là le regard s’éveille à la lumière,

Et le cercueil pour l’homme est un berceau.

Quand s’éteindra, pour le monde incrédule, L'astre - flambeau qui nous semble éternel,

Ne craignons rien du pale crépuscule :

Le soir du monde est l’aube du beau ciel !

(D’après Msr Gerbet.)

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