‹ Recueil de cantiques et de chants latinsChapitre 8 sur 356 · MORT DU JUSTE · texte numérisé non relu

MORT DU JUSTE

Andante m = 72.

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Quoi - le clar - té d’en haut, quel - le paix ra-di-

cresc.

mort ! Quel - le don - ceur joy - eu • se. Quel char-me. quel trans¬

port, De voir la rive heu - reu - se Du port, du port!

Pour le chrétien, la mort c’est la fin des alarmes, C’est le rivage aimé, le jour sans lendemain;

Plus de brûlantes larmes ,

D'ombre sur le chemin ;

Du ciel voici les charmes Sans fin. {bis.)

C’est le joyeux réveil, c’est l’aurore brillante, L’aube du jour divin où règne l’Éternel...

LES FINS DERNIÈRES

Et l'âme impatiente Vole au premier appel Ravie et souriante Au ciel. ( bis.)

O radieux départ! L’espérance suprême Rend les regrets plus doux et moins cruel l'adieu : Au ciel tous ceux qu’elle aime La rejoindront dans peu Au sein du bonheur môme De Dieu, (bis.)

Lève les yeux, chrétien, vers cette aube meilleure, Vers le brillant soleil qui suit ces tristes jours; Laisse des biens d’une heure Si vides et si courts...

La joie au ciel demeure Toujours! (bis.)

nel: « Pour les damnés il n’est plus des -pé - rance : Le temps a

rit .

fui IV; ii- 1er est cMor-nel, Le temps a fui, Ton-for est é-tor-nel!»

Cest une mer où les yagues de flammes Brûlent sans cesse et ne consument pas , Où de la mort l’angoisse étreint les àmos , Sans nul espoir de trêve ou de trépas...

LES FINS DERNIÈRES

C’est une nuit qui n’aura point d’aurore;

C’est une tombe aux murs brûlants de feu... Tombe écrasante et flamme qui dévore Loin du beau ciel et du regard de Dieu! (6is.)

Là, xdus de paix, plus de joie enivrante,

Plus rien qui charme et trompe notre cœur : Rien que l'étreinte amère, déchirante Du désespoir et du remords vengeur.

Pour le damné que l’agonie oppresse Plus de ces jours où tout semblait si beau... De tout bonheur et de toute allégresse,

De tout amour l’enfer est le tombeau I {bis.)

Là, plus d’espoir... Sous la main qui l'enchalne, Le réprouvé menace en vain le ciel;

Sa bouche impie a beau vomir la haine,

De sa prison le mur est éternel...

Et ces brasiers, de leur bruyant tonnerre, Répondent seuls aux cris de l’orgueilleux :

« Dieu, disent -ils, se rit de ta colère...

A toi l’enfer, aux seuls élus les cîeux! » {bis.)

Ah! si pour moi de la mort sonnait l’heure Quand le péché m’a séparé de Dieu ,

Sombre prison, j’irais en ta demeure.

Et je serais victime de ton feu!

Oh! non, Seigneur!... non , ta divine crainte Me gardera de ce terrible sort...

Tout abîmé sous ta Majesté sainte,

Je veux, mon Dieu, t’aimer jusqu’à la mort, {bis.)

18 LES FINS DERNIÈRES

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