VANITAS VANITATUM ET OMNIA VANITAS
( Eccl., i, 2.)
Andante s — Oi.
Tout n'est que
3 va - ni - té. Mon - son-ge , fra - gi - li-
té, Dims tous ces ob -jets di - vers Qu’offre à nos re-
pom-pe , Gloire ou puis-sauts tré - sors, lout nous trom-pe
rit.
Tout nous é-blou-it. Mais tout mous é -«-happe et nous fuit.
Telles qu’on voit les tleurs , Avec leurs vives couleurs , Éclore, s’épanouir,
Se faner, tomber et mourir :
Tel est des vains attraits Le partage ;
Tels l’agrément , les traits Du jeune âge Charment quelques jours, Puis vont se fanant pour toujours.
Que vont -ils devenir,
Pour l’homme qui doit périr, Ces biens longtemps amassés.
Cet argent , cet or entassés ?
Fùt-il du genre humain Seul le maître,
Tout va pour lui demain Cesser d’être ;
Et d'un sort si beau Il ne va garder qu'un tombeau.
LES FINS DERNIÈRES
Que sont tous ces honneurs Ces titres, ces noms flatteurs?
Où vont de l’ambitieux Les projets, les soins et les vœux?
Ombre d’un rien brillant Qui s’efface,
Charme d’un jour riant, Mais qui passe ;
Tout n’est qu’un vain bruit, Qui se perd bientôt dans la nuit.
Brave , ô cœur orgueilleux , Ton Maître, le Roi des cieux :
Va , suis tes brûlants désirs :
Que tesjoursnesoientqueplaisirs!
En vain tout applaudit Ta présence ,
Et rien ne contredit Ta puissance :
Dieu, dans un clin d’œil, Va bientôt fermer ton cercueil.
fl.
Que sert un nom fameux ?
Que sert un génie heureux.'1...
Qui donc ravit au trépas Un lambeau des biens d’ici-bas?
Les plus brillants talents.
L’éloquence ,
Les succès enivrants ,
La science,
Ne servent de rien A qui ne sait vivre en chrétien.
Que sont -ils devenus Ces grands, ces guerriers conn us, Ces hommes dont les exploits Ont soumis" la terre à leurs lois?
Les traits éblouissants De leur gloire,
Leurs noms retentissants, Leur mémoire,
Comme ces héros.
Dorment danslanuit destombeaux.
Ah! combien malheureux Est l’homme présomptueux,
Qui croit dans un rien trompeur Pouvoir rencontrer le bonheur!
Dieu seul est, dans le ciel, Immuable ;
Seul grand, seul éternel,
Seul aimable :
Ah ! que son amour Règne en notre cœur sans retour!
les fins dernières
r. — LES ENSEIGNEMENTS DE LA MORT
Grave: # = ô6-
1, as fasse et s’on-fuiî, Le jour ton.-be, roi -ci la nuit: La sow-bre
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TOort va <lenosjoursAto.it ja -mais trancher le cours.
Ah I viens, pécheur, près (lu cercueil, Viens confondre ton fol orgueil :
Ce que ton cœur estime tant S évanouit dans un moment.
Vois , que devient ce vain honneur Qui le semble le seul bonheur ?
E i reste-t-il même un lambeau , Dans la nuit sombre du tombeau ?
Toi qui ne suis que tes désirs , Et ne rêves que vains plaisirs , Viens contempler le triste sort Que te réserve un jour la mort.
Vaine beauté, charmes d’un jour, Qu’êtes- vous dans ce noir séjour?
De tout ce qui paraissait grand ,
Je ne vois rien qu’un pur néant.
Oui, je veux vivre en vrai chrétien, Dans l'espoir de l'éternel bien :
Au ciel, au ciel est sans retour Le vrai bonheur, le seul amour I
LEiS FINS DERNIÈRES