‹ Recueil de chansons et poésies fugitivesChapitre 4 sur 60 · DU CAVEAU MODERNE · texte numérisé non relu

DU CAVEAU MODERNE

Ain : Lise aimait le beau Geruaace.

Du plaisir joyeux apôtres , Je suis donc enfin des vôtres !

Et pourtant combien je voi D'espace entre vous et moi !

En mesurant la distance, I.ongtems mon esprit trembla ;....

Mais l'amitié , l'indulgence, rs'connaiss' pas ces distauc' la. (lis.)

( io) Air : J'arrive à pied de province.

Du gai temple d'Epicure ,

Nouveau desservant, Mon seul titre est, je vous jure,

D'être bon vivant.

Momus pourra bien rn'inscrire

Au rang des lurons ; Mais il ne pourra pas dire :

« Aux derniers les bons. » (6is.)

Air : Contentons-nous d'une simple bouteille.

Prodige heureux de l'air que je respire ! Momus paraît et me donne le ton , Cornus m'échauffe , et Bacclius cpii m'inspire, Me dit : « Choisis Grégoire pour patron , « Ce franc buveur ignora les alarmes , « Il fit toujours la guerre aux songes-creux ; « Et s'il versait , par hasard , quelques larmes, « C'est que le vin lui sortait par les yeux. »

Air : Aussitôt que la lumière.

Oui , Bacchus , oui je te jure De desservir tes autels , Et île suivre cTEpicure , Les préceptes immortels.

Puis , au temple de mémoire , M'élançant , le verre en main , Ou j'y trouverai la gloire , Ou j'y perdrai mon latin.

Air : Voulez-vous savoir Vhistoiref

Vous , dont aucun ne se montre ,

In ter sohrios , Vous que souvent on rencontre ,

Inter ebrios.

Chantez donc, je vous conjure ,

Ex toto corde :

« Nouvel enfant d'Epicure ,

« huer nos sede. »

AtR : Chantons lœtamini.

Bon , je vous vois sourire,

Bonheur inespéré !

Hàtez-vous donc d écrire

Sur le livre sacre :

Di^nus est intrùre ,

lu nostro corpare.

Page 1