‹ Recueil de chansons et poésies fugitivesChapitre 5 sur 60 · SUR UNE LORGNETTE · texte numérisé non relu

SUR UNE LORGNETTE

O lorgnette cent fois chéiie .' à bien rue seconder ici prépare-toi

Don précieux de mou amie ,

A oici désormais ton emploi :

Kappioclie-moi toujours des dames

Ce bienfait n'aura pas de prix :

Mais quand je suis auprès dis femme» ,

Eloigne toujours les maris.

LES QUATRE AGES DE LA PEMW1 ou CONSEILS AUX BELLES.

Air : Conservez bien la paix du cœur.

(Note IST°. 2.)

Vous, qui comptez déjà quinze ans , Pour le plaisir à peine ecloses , Belles , songez aux courts instans Où vous êtes boutons de roses :

Aussitôt que tendre désir Vient caresser fleur d'innocence , Légère , comme le ze'phir, Fraîcheur s'en va, sans qu'on y pense.

Lorsque du vingtième printems , Vous aurez entrevu l'aurore, Sachez mettre à profit le tenis Qui, pour vous , s'embellit encore.

Bouton appelait le désir,

Rose invite à la jouissance ,

Si l'on hésite à la saisir,

Beauté s'en va, sans qu'on y pense.

A trente ans, si votre œil de'çu, Le matin , consultant la glace , Voit qu'une grâce a disparu....

Qu'une qualité la remplace.

L'amitié, la paix, le bonheur Deviendront votre récompense ; Mais si l'on néglige son cœur , Amis s'en vont , sans qu'on y pense.

A quarante ans , quand les amours Pour partir agitent leurs ailes , Les plaisirs vrais et les beaux jours Pourront vous être encor fidèles.

Sachez marquer tous vos instans, Par la gaîté , par l'indulgence , On trompe , ainsi , le vol du teins, Et ïheure vient , sans qu'on y pense.

Page 1