J.ES FIACRES
Vous placez le bonheur.
Les uns, dans la richesse.
D'autres, dans la grandeur, Dans l'amour, dans l'ivresse ; Dans des palais brillants, Dans une humble demeure, Moi, je le place dans Un Jiacre à l'heure!
Aux femmes rarement Je donne quelque chose ; On ne fait pas pourtant L'amour à bourse close ; Aussi, (juand, par hasard, Mon Héloïse pleure, Je la console par Un fiacre à l'heure !
' Cocher, à Iheure, au pas.
— Oui, bourjreois, la doucette! »
Il ajouto tout bas :
« Retournez la banquette ! >< Croyez-moi, vieux gourmand, La femme est bien meilleure, Au doux balancement D'un fiacre à l'heure!
Nos chevaux peu pressés S'en vont basse l'oreille, •Les stores sont baissés, Et le cocher sommeille.
Voyez, sur le trottoir, Ce monsieur qui demeure Tout étonné de voir Un fiacre à l'heure!
Lorsque à Valentino Je fais une conquête.
Il me faut subito Un premier tète-à-této :
<( Voici, ma belle enfant, Ma modeste demeure.
— Où donc? — Ici. — Comment ?
— Un fiacre à l'heure! »
0 beautés sans détoui- De la Grande-Chaumière, Qui chaloupez l'amour
Et la Robert Macaire !
Vertus de caout-chouc.
Consciences de beurre, Qu'ètes-vous après tout.
Des fiacres à l'heure!