‹ Recueil de chansonsChapitre 30 sur 80 · JE RIS · texte numérisé non relu

JE RIS

Air du vauderille le Roi et le Fermier.

Les méchants ont lo vin maussade, Les savants, le vin sérieux, Les bavards, le vin ennuyeux,

Les sots, le vin malade!

Moi, chaque fois que je suis gris, Je ris 1

Haïr n'est pas dans nia nature, Je ne sais pas me courroucer ; Que d'autres s'en aillent lancer

La fraude et l'imposture ; Je les corrige à meilleur prix.

J'en risî

Ni les sermons, ni les férules Ne nous ont faits plus studieux ; Si les hommes sont odieux,

Rendons-les ridicules.

Pour mieux les vouer au mépris.

J'en ris!

QiK' iM'iinj)f»rleiit ces ('ommunistes, C(!s ai>ntves (ort peu elinHiens, R/'tormisles, haniiuiiieiis Ou libres-échangistes!

Que l'on réfute leiu's écrits...

J'en ris!

Je n'ai jamais pris à partie Les aigles de nos facultés, Ni les modernes sommités

De riiomœopathie!

Si leurs malades sont guéris, J'en ris!

Tous ('es nains jaunis par l'envie.

Gorgés de vols ou de budgets.

Qu'ils soient brigands dans les forêts

Ou pachas en Turquie ; Qu'ils soient ministres à Paris, J'en ris!

Les dentistes (ouvrent la France ; Nous avons des s(jrciers j)lus forts, Qui vous font trouver des trt'sors,

A dix francs par séance ; Si les cupides y sont |)ris, J'en ris!

— ^yo —

Je ris (le toutes les folies, Je ris des sages tels que nous.

Et ^peut-être m'en blàmez-vous ?

Des femmes trop jolies ;

Parfois aussi de leurs maris

Je ris !

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